Nostromo agence de communication s'interroge sur les légendes de Paques

Un lapin, ça pond énormément (du moins une fois par an)

 

Nostromo agence de communication s'interroge sur les légendes de Paques

… à moins que ce ne soit un lièvre, des cloches, ou encore un renard. Cela n’échappe à personne : au sortir de Noël, nos enfants tournent leurs regards émerveillés – et leurs estomacs friands de chocolat – vers la fête de Pâque. Ou de Pâques.

Car il y a deux Pâque(s) : la Pâque juive – sans ‘s’ – qui commémore la sortie d’Egypte du peuple élu, et la fête de Pâques, chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ. C’est à l’occasion de cette dernière que des animaux ou des objets apportent leur lot de sucreries et de plaisir.

Pour les cloches, l’explication est assez claire : traditionnellement, celles des églises sont muettes entre le jeudi saint et le dimanche de Pâques : elles portent le deuil de Jésus Christ. Après ces quelques jours, pendant lesquels elles sont « allées » à Rome, elles reviennent chargées de chocolats, de sucres et d’œufs pour les plus jeunes.

Les œufs sont un symbole de vie nouvelle, de (re)commencement. La fête de Pâques symbolise le renouveau, la renaissance du monde ainsi que celle du fils du dieu des chrétiens ; elle est aussi synchronisée dans le calendrier avec l’arrivée du printemps, et est du coup l’héritière d’un ensemble de traditions séculaires, qui remontent pour les plus anciennes à l’Egypte des pharaons. Ces derniers coloraient des œufs et les présentaient aux rayons de Ra. En plus de toute cette symbolique, en Europe, la consommation des œufs étant proscrite durant le carême, ces derniers étaient conservés pour être décorés et donnés à ses amis, famille, etc, à la sortie du carême.

D’autres traditions se sont construites autour du mythe de Pâques. L’une des plus répandues, celle du lapin (ou d’un animal à grandes oreilles) trouve probablement son origine chez un messager des dieux nordiques : Eastre (qui nous a donné Easter, Pâques en anglais). Une autre et jolie tradition veut qu’une femme pauvre, ne pouvant offrir de chocolat à ses enfants, décora des œufs qu’elle cacha dans le jardin. Les enfants, apercevant un lapin, crurent que c’est lui qui avait pondu les œufs, et la légende s’est répandue ensuite.

Nostromo agence de communication met en avant les mythes australiens de la recherche des oeufs: le Bilby

En revanche, les origines de la poule du Tyrol, du coucou en Suisse, du renard dans certaines régions d’Allemagne, du coq en Wallonie, et autres variantes locales, sont plus obscures. Mention spéciale à la version australienne : en raison d’un lourd passif historique avec les lapins, les enfants australiens se font livrer des œufs par le bilby, sympathique petit marsupial qui a en plus l’avantage de les sensibiliser sur la raréfaction de certaines espèces animales – une façon originale de joindre l’utile à l’agréable.

Joyeuses fêtes de Pâques à tous !

Cet article est d’abord paru sur notre ancien blog, plus précisément . Vous êtes fortement encouragés à y jeter un oeil !

Nostromo, agence de communication, située à Paris se demande pourquoi le code postal du Louvre est 75058?

Pourquoi le code postal du Louvre est-il 75058 CEDEX ?

Nostromo, agence de communication, s'interesse au code postal du Louvre.

 

Il est de ces faits qui semblent courus d’avance. Pas de question, pas de communication particulière à faire, le sujet semble sans intérêt et peu important – trop évident, en un sens. Or chez Nostromo, en tant qu’agence de communication, notre rôle est souvent de poser les questions ‘évidentes’ – du type ‘et pourquoi pas en bleu ?’ – parce qu’en général, ces dernières ne le sont que parce que les gens ont pris l’habitude d’une réponse spécifique. Et souvent, ces questions qui n’ont pas forcément d’intérêt au premier abord en ont au second. Voici un exemple récent.

Le Louvre est situé en plein cœur de Paris, dans le 1er arrondissement. Son code postal devrait donc être 75001, comme validé par les codes INSEE. Sauf que non, bien sûr ! Son adresse postale finit par 75058. Or, il n’y a pas de 58e arrondissement dans la capitale. Ou alors, le projet du Grand Paris a été terminé il y a quelques décennies, et les maires successifs ont mal géré leur communication sur le sujet.

Tout journaliste vous le dira, la meilleure façon d’avoir une réponse à sa question, c’est de bien choisir sa source. Nous sommes donc allé consulter les postiers (sur www.postiers.net, le forum est super sympa et hyper réactif, même pour un nouveau). La raison du choix du code postal 75058 est sidérante par son pragmatisme : les autres codes étaient déjà utilisés. Pas de signification caché, pas de symbolique numérale rosicrucienne (bon, au moins, on a échappé au ‘Purgatoire des anges et démons de la Joconde à la Poste’ de Dan Brown).

Au cours de nos recherches, nous avons appris au passage que CEDEX signifie Courrier d’Entreprise à Distribution EXceptionnelle. Ce dernier est régi par une loi différente des courriers « normaux ». Une organisation qui pousse à certaines anomalies, d’où le 75058 pour le Louvre en plein Paris. Autre élément à noter, l’adresse postale est différente de l’adresse physique. Le code physique définit par L’INSEE place tout le de même le Louvre dans le 1er arrondissement de Paris… La logique, bien que quelque peu malmenée, est respectée.

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L'agence de communication Nostromo propose un calcul de la qualité pour répondre à tous ses clients, une façon de communiquer notre compréhension des besoins réels et attendus par nos clients finaux.

Qualité, quand tu nous tiens

Une exigence partagée par beaucoup d’entreprises est de « répondre qualitativement à ses clients ». Et même si tout le monde a une compréhension intuitive de ce que cela veut dire, il nous a semblé utile de prendre quelques minutes pour réfléchir sur la notion de qualité et tenter de préciser ce qu’est une réponse qualitative.

Comme point de départ, voilà ce que nous propose le Larousse édition 2012:

Qualité : nom féminin (latin qualitas, -atis, de qualis, quel)

  • Aspect, manière d’être de quelque chose, ensemble des modalités sous lesquelles quelque chose se présente : photographe attentif à la qualité de la lumière.
  • Ensemble des caractères, des propriétés qui font que quelque chose correspond bien ou mal à sa nature, à ce qu’on en attend : du papier de qualité moyenne.
  • Ce qui rend quelque chose supérieur à la moyenne : préférer la qualité à la quantité.
  • Chacun des aspects positifs de quelque chose qui font qu’il correspond au mieux à ce qu’on en attend : cette voiture a de nombreuses qualités.
  • Trait de caractère, manière de faire, d’être que l’on juge positivement : qualités morales, des qualités de coeur.
  • Condition sociale, civile et juridique de quelqu’un ; titre au nom duquel on agit : décliner ses nom, prénoms, âge et qualité.
  • Philosophie : catégorie de l’esprit qui répond à la question de savoir si la manière d’être d’un sujet peut être affirmée comme existante ou non à son propos ; manière d’être d’une personne ou d’un sujet.
  • Phonétique : nature d’un son suivant son timbre et son mode d’articulation.

À la lecture de cette définition, il apparaît que le concept de qualité mélange deux notions qui ne devraient pas l’être : la première est l’idée de propriété intrinsèque d’une chose, par définition objective, et la deuxième est celle d’une évaluation du niveau de ces propriétés intrinsèques par rapport à la moyenne, par définition subjective. Pour Nostromo, agence de communication, c’est cette partie subjective qui nous intéresse : nous livrons des prestations intellectuelles difficilement quantifiables. Ce que nous vendons, même s’il se manifeste de façon matérielle – site web, journaux internes, livres électroniques… – est évalué sur des critères principalement subjectifs, aussi bien pour le contenant que pour le contenu : qualité de l’impression, de la rédaction, des idées… Comment alors définir la qualité ?

Dans le blog de Jean-Jacques Machuret, nous avons trouvé une formalisation qui introduit une nouvelle piste de réflexion :

L'agence de communication Nostromo propose un calcul de la qualité pour répondre à tous ses clients, une façon de communiquer notre compréhension des besoins réels et attendus par nos clients finaux.

 

Décrypté, cela veut dire que si vous livrez exactement ce qu’attend le client, la solution proposée est de qualité. Si vous en faites trop, vous proposerez alors un projet en sur qualité. A qui n’est-ce pas déjà arrivé de se “défoncer” pour un projet digital ou print, avec valeur ajoutée, service, etc, et un budget en relation, pour s’entendre répondre : « oui mais ce n’est pas ce que je voulais, en fait je préfèrerais du marron et du orange sur fond kaki ». La sur qualité n’apporte pas la réponse espérée par le client, même si le travail est excellent. Et la perception de l’entreprise par le client n’est pas bonne. En effet, réaliser un projet qualitatif, c’est donner au client un travail répondant à ses besoins exactement. Nous ne détaillerons par la sous qualité : tout le monde la reconnaît, et sait qu’elle ne répond pas non plus à la demande. Tout l’aspect délicat de la communication est de déterminer les besoins du client, alors que lui-même n’en a pas nécessairement conscience lui-même.

Certaines entreprises fleurissent en réalisant des projets perçus comme médiocres par leurs pairs : mais cela n’impacte que leur image marché. Tant qu’elles répondent aux demandes de leurs clients, la qualité perçue est bonne, et elle servira de levier et d’argumentaire de vente. La qualité ne serait donc pas la somme des efforts déployés, du nombre d’heures facturé, du nombre de personnes travaillant sur un projet, etc. La qualité ne dépend pas non plus de la perception du marché mais seulement et uniquement du client X à qui vous avez livré le projet X. Et c’est l’accumulation de ces résultats qui fera la réputation de l’entreprise.

Et, demandez-vous, comment tout cela se traduit chez nous, Nostromo ? Pour le savoir, rien de plus simple : venez nous voir…

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Nostromo, agence de communication a cherché à comprendre quelle est la force du message communiqué par les tags

L’art (et la communication) éclabousse les murs (2/2)

Nostromo, agence de communication a cherché à comprendre quelle est la force du message communiqué par les tags
Photo © Victor Grandgeorge 2013

 

La dimension contestataire des tags perdure dans leurs sujets, parfois avec une extrême clarté, comme pour ce graff ci-dessus situé dans le XIXème arrondissement de Paris : esclavagisme moderne, sexisme ordinaire… En revanche, d’autres sont moins évidents à cerner.

 

l'agence de com Nostromo a cherché à comprendre quelle est la force du message communiqué par les tags
Photo © Victor Grandgeorge 2013

 

Tous les tags n’ont pas la même valeur. En Jamaïque, aux Etats-Unis ou en Irlande, par exemple, le graff est un message politique mais aussi une appropriation presque tribale, l’équivalent moderne du crâne sur le poteau à l’entrée du territoire de tout bon sauvage de cinéma qui se respecte. Cette notion de (re)conquête de l’espace se retrouve, de façon plus innocente et ludique, dans des œuvres telles que les Space Invaders ou les silhouettes de Miss.Tic qui ont envahit les capitales mondiales.

Depuis l’entrée des graffitis dans les musées, le mouvement a connu une autre évolution, celle de la pure expression artistique. Il s’agit moins maintenant de communiquer sa révolte que se faire connaître, en gardant (illégalité oblige) une certaine aura de mystère et d’anonymat : les signatures sont rarement lisibles, et donnent encore plus rarement les noms réels des artistes. Le problème, dans ces cas-là, est que tout le monde n’est pas doué du même talent, et que le tag s’inscrit dans un espace à la lisière du public et du privé : autant on peut décrocher facilement un tableau, autant nettoyer un mur entier demande un investissement plus important.

Rebelle, artistique, ou simplement expression fugace, le tag est là pour rester. Et, au final, nos villes ne s’en trouvent pas plus mal : même si l’esthétique est parfois sujette à discussion, les graffitis témoignent de la vie qui s’écoule derrière les murs. Une communication du quotidien, en quelque sorte.

Vous pouvez lire la première partie ici.

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l'agence de communication, Nostromo, a cherché à comprendre quelle est la force du message communiqué par les tags

L’art (et la communication) éclabousse les murs (1/2)

Nostromo est une agence de communication qui s’intéresse aux tags et a leur communication en milieu urbain

Photo © Victor Grandgeorge 2013

 

Le Street art (art de la rue) est l’héritier direct des premiers modes de communication graphique : avant d’utiliser du papier, on utilisait les murs. D’une certaine façon, les premiers tags connus se trouvent à l’intérieur des grottes de Lascaux. La tradition du message sur un mur n’a jamais vraiment connu de rémission depuis. Mais avec le temps, les messages sont devenus plus complexes, touchant aux mœurs, à la politique, aux questions de société, comme en atteste les nombreux exemples datant de la Rome antique. Mais le tag reste l’expression d’une individualité, même si cette expression s’inscrit dans une communauté.

Cet aspect très personnel est exprimé par la dimension artistique des œuvres, souvent colorées et multipliant les références à des cultures ‘underground’. Car le tag reste éminemment contestataire de nature : il est toujours illégal, pour des raisons principalement liées au droit de propriété, ce qui le rend parfait pour tout mouvement contestataire (les groupes punks, à l époque, ont utilisé de façon intensive les pochoirs). C’est, entre autre, ce qui explique pourquoi les entreprises n’ont jamais pu réellement s’approprier cet art urbain. En revanche, les marques s’intéressent de plus en plus au concept du reverse graffiti : l’idée est alors, plutôt que de peindre un message publicitaire, de le dessiner en enlevant la couche de saleté due à la pollution sur les murs et trottoirs. C’est tout aussi durable – rendre le message illisible implique de nettoyer au Karcher toute la rue, ou tout l’immeuble –, c’est parfaitement légal, et cela donne aux marques ce cachet ‘rebelle’ qui est une de clé de la communication vers les adulescents.

La suite, comme on dit, au prochain numéro…

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1 l'occasion de la St Valentin, Nostromo, Agence de communication, a mis en avant la relation amoureuse entre les employés et les employeurs.

L’amour en entreprise

En ce 14 février, depuis longtemps consacré à la question amoureuse – la tradition de la Saint Valentin remonte très probablement à des fêtes païennes, les Lupercales romaines plus particulièrement – examinons ce couple si particulier : l’employé et son employeur. Peut-on, sans aller jusqu’à redessiner la carte de Tendre (1), considérer leur relation comme de l’amour ?

l'agence de communication Nostromo se pose la question de la relation amoureuse qui existe entre les employés et leur entreprise

Respect, communication et temps passé ensemble

Un premier élément à souligner : on passe, au cours de sa vie, presque plus de temps dans son entreprise qu’avec sa famille. Ce n’est pas une condition suffisante pour mener à l’amour (2), mais elle est certainement nécessaire. De plus, les rapports de travail peuvent, d’une certaine façon, être interprétés sous le prisme d’un soutien quotidien à l’autre personne. Ce qui nous mène au deuxième élément : le respect mutuel, indispensable à toute histoire d’amour vraie et à long terme. S’il est possible de ne pas respecter son patron / son employé, l’environnement de travail est alors loin d’être viable sur le long terme. Enfin, la communication est indispensable à toute relation. Sans cela, pas d’entente, pas de projets communs, pas de respect réel…

 

Nostromo agence de communication keep-calm-and-love-your-boss-4La fidélité et un projet commun

Il est dit qu’être amoureux c’est regarder dans la même direction ; certains rajoutent qu’il suffit de fermer les yeux et de voir la même chose. Tout département RH ne dit rien d’autre quand il parle de culture d’entreprise, d’implication des salariés dans les grands projets… Partager un même futur, c’est ce que veulent les vrais amoureux et ce que désire le couple employeur/employé.

D’ailleurs l’employeur va investir du temps et de l’argent dans la relation qui le lie à son employé. La fidélisation est ainsi un sujet récurrent dans les départements RH : comment retenir le salarié, l’être aimé ? Cela passe, comme dans toutes les histoires romantiques, par la compréhension des attentes de l’autre, avec des formalisations telles que la pyramide de Maslow (3). L’employeur et l’employé cherchent à combler les attentes et les manques dans la vie de l’autre. Pour que la relation soit stable, il faut que l’apport soit mutuel.

 

Ca ressemble à de l’amour, ça a le goût de l’amour…

… Même dans ses aspects juridiques. Au final, le couple veut un mariage (contrat) satisfaisant pour les deux parties, qui souhaitent un engagement mutuel d’accompagnement (respect, communication) et des enfants (clients) qui profiteront d’une relation saine et se projetant dans l’avenir.

Certes, dans le monde du travail, la relation s’accompagne d’un échange pécuniaire pour les prestations fournies, ce qui peut rapidement faire déraper la comparaison avec le sentiment amoureux (métaphore dont ne se privent pas certains). Pourtant, la reconnaissance, les roses, la voiture de fonction ou les bijoux sont autant de moyens d’asseoir la relation et l’amour.

Alors, sommes-nous tous condamnés à vivre une relation d’amour avec son employeur (ou son employé) ? En un sens, oui, et c’est très bien comme ça. Sinon, il est toujours possible de divorcer et de partir à la recherche d’une autre histoire…

(1) : Il s’agit bien de la carte (du pays) de Tendre, et non de la carte du tendre, comme on l’a souvent écrit.
(2) : Nous éviterons les plaisanteries d’un goût douteux jouant sur le syndrome de Stockholm…
(3) : Il pourrait d’ailleurs être intéressant d’appliquer ou de transposer les outils de mesure RH à un couple.

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Nostromo, agence de communication prend en compte toutes les questions de communication. Pourquoi ne pas manger plus d'insectes?

Malthus et les grillons (2/2)

Nostromo, agence de communication s'intéresse aux entomophages et au manque de communication entourant les insectes et leur consommation

Photo © Victor Grandgeorge 2013

 

En début de semaine, nous avions examiné l’intérêt économique évident de l’entomophagie, nourriture peu chère à produire et riche en protéines. Un enjeu de taille compte tenu de la (très) forte augmentation de la population mondiale prévue ces prochaines décennies. Comme rien n’est jamais aussi simple et logique qu’il y paraît, cependant, les insectes souffrent d’un déficit d’affection qui rend leur consommation délicate.

“It’s all in the mind”

L’apport de protéines, de lipides et de vitamines par les insectes est évident. Malgré cela, notre cerveau occidental (les insectes sont allègrement dévorés dans le reste du monde) n’a qu’une idée en tête quand on associe pour lui ‘petit truc chitineux à plus de quatre pattes’ et ‘dîner’ (au menu : steak de grillons ou suprême de larves à la sauce de phalènes) : vomir, violemment de préférence. Pourtant, notre corps, lui, nettement moins regardant, et surtout absolument pas au courant de nos préjugés culturels, n’a rien contre cette nourriture « barbare » qui saurait le satisfaire. De plus, le criquet, le grillon ou le ver ont, parait-il, bon goût (à manger, pas en matière de déco). Mais le syndrome « Indiana Jones et le Temple Maudit » règne en maître dans nos neurones (occidentaux, encore, précisons-le).

L’entomophagie en Occident se heurte donc à plusieurs obstacles : la gastronomie telle qu’actuellement comprise, le manque de communication sur les insectes comestibles en tant que source extraordinaire d’apports nutritifs, les lobbys, et enfin nos cerveaux, qui bloquent ce message les rares fois où ils l’entendent. C’est ce dernier verrou, surtout, qu’il serait nécessaire de faire sauter : sinon, nous pourrions organiser la campagne de communication la plus efficace du monde, le résultat serait nul.

Il est possible de commencer à changer nos habitudes. D’abord en commençant à écouter – et non pas simplement entendre – les informations qui nous sont communiquées, à savoir que « les insectes sont nos amis, qu’il faut les aimer aussi » dans nos assiette, et qu’il va falloir faire avec assez rapidement. Il ne s’agit pas de se nourrir exclusivement entomiquement (néologisme assumé) ; ce n’est de toute façon pas possible, pour des causes diverses – importation, exportation, déséquilibres géographiques importants… Mais commencer à substituer, dans nos assiettes, des ingrédients à base d’insectes dans des recettes classiques – la farine de criquet pour les gâteaux, par exemple – est un début. Pour les plus courageux, le mieux reste encore de faire un repas à l’aveugle mélangeant nourriture « classique » et entomique.

La force des insectes repose donc sur leur nombre, leur faible coût, l’exploitation facile et leur goût atypique mais réellement novateur. Au chocolat ou en farine, ils apportent à notre corps tout ce qu’il est nécessaire sans pour autant user la terre et ses ressources. Enfin, les insectes ne sont sources d’aucune allergie connue à ce jour (contrairement au gluten par exemple présent dans les pâtes, le pain, etc).

Et vous, mangerez vous des insectes en 2013 ? Connaissez-vous un bon restaurant d’insecte en France ? Pour moi, ce sera le tartare de chenilles royales, s’il vous plaît… à emporter. Merci.

Pour lire la première partie, c’est par .

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Mis à jour le 31 mai. Merci Tisc0 pour la précision sur le riz – nous avions indiqué qu’il contenait du gluten, mais c’est inexact…

Nostromo, agence de communication s'intéresse à l'entomophagie

Malthus et les grillons (1/2)

Le fantôme de Malthus peut, le cœur léger, se diriger vers son repos final. Son fameux principe – selon lequel la population croît plus vite que la production -, communiqué vers 1849 et mis à mal pendant quelques décennies par l’apparition des engrais et des manipulations génétiques, revient au goût du jour. Les réserves de nourriture se vident, et coûtent de plus en plus cher à exploiter ou à créer. Et avec des projections pas spécialement catastrophistes de la population mondiale, à 8 milliards d’humains en 2050, il va être de plus en plus difficile de nourrir tout le monde : moins de marge, trop de ressources nécessaires, et puis, à cela il faut rajouter la pollution, les gaz à effet de serre… La balance des dépenses n’est plus en faveur d’une alimentation comme celle que nous connaissons, basée sur un apport de glucides, protéines, et lipides provenant principalement des animaux d’élevage.

La FAO (Food and Agriculture Organisation) signale depuis une quinzaine d’année le problème de la réduction des réserves alimentaires naturelles tout en soulevant le problème de la nécessite de nourrir de façon plus ou moins juste et équilibrée la population du globe. Une piste de résolution du problème tient en un terme (barbare pour la plupart des cultures occidentales) : l’entomophagie, se nourrir d’insectes – entomo : du grec entoma, insectes, et phagie : du grec fagos, glouton. Les recettes fleurissent sur internet : terrine de grillons, ragoût de sauterelles, suprême de larves ou criquets créoles… Malgré cela, la promotion et la communication autour de la nourriture entomique est pauvre. La viande et les légumes représentent encore plus ou moins 80% de la nourriture consommée en Europe et aux USA.

 

Nostromo, agence de communication, s'interesse à l'entomophagie et au manque de communication sur ce sujet
Photo © Victor Grandgeorge 2013

 

Trop chère, ma viande ?

Selon Doan Bui, journaliste au Nouvel Observateur, « il faut 25 000 litres d’eau pour produire 100 grammes de bœuf ». Un chiffre obtenu en prenant en compte la soif du bovidé, évidemment, mais aussi sa nourriture… Selon la même méthode, il faut 6 000 m3 d’eau pour une tonne de porc et 738 m3 pour du lait. Or, comme nous l’assène la communication media de ces dernières années, l’eau potable commence à manquer. Elle est même censée manquer pour une partie de la population mondiale à l’horizon 2050 (sans compter le problème inhérent aux régions désertiques africaine, russe ou sud-américaine). L’alimentation à outrance typique du XXe siècle ne peut être maintenue.

A titre de comparaison, dans 100 grammes de chenilles séchées, il y a environ 53 g de protéines, 15g de lipides et 17g d’hydrates de carbone. Leur valeur énergétique s’élève à environ 430Kcal pour 100 g. Les insectes présenteraient un apport proportionnellement plus important de protéines et de lipides que le bœuf et le poisson, avec une forte valeur énergétique. Selon les espèces, les chenilles sont riches en minéraux tels que le potassium, le calcium, le magnésium, le zinc, le phosphore et le fer ainsi que diverses vitamines. La recherche montre que 100g d’insectes bien choisis (« un plateau entomique de saison en entrée, ça vous dit ? ») couvrent plus de 100% des apports journaliers recommandés en minéraux et en vitamines.

En utilisant les ressources appropriées, soit 1 000 fois moins importantes que pour un bœuf, les insectes apporteraient à l’humain une nourriture équilibrée, largement à la hauteur des indications posées sur les paquets de céréales (le repère de l’homme célibataire lambda). Les insectes sont une source quasi inextinguible de protéines, de vitamines et de glucides. L’essentiel, ce qui permet de faire fonctionner nos neurones et nos muscles, pourrait provenir de la nourriture entomophage.

Un obstacle économique, et de taille, se dresse cependant sur le chemin de l’entomophagie : les lobbys de la viande, qui refusent évidemment cette « nouvelle » source de nourriture qui leur ferait grandement concurrence.

De plus, nos oreilles, nos goûts, nos yeux et finalement nos estomacs n’ont pas été éduqués pour recevoir des insectes dans nos assiettes.

 

Nostromo agence de communication s'est penchée sur le fait de manger des insectes, l'entomophagie
Photo © Victor Grandgeorge 2013

 

La suite à la fin de la semaine…

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L'agence de communication Nostromo propose un article sur les textes de loi les plus étranges des USA

Top 20 des lois les plus étranges aux États-Unis

Nostromo, agence de communication, se penche sur les lois absurdes qui persistent aux Etats-Unis.

 

La société évolue plus vite que la législation. Il est donc courant de trouver, au détour des pages du code civil, quelques lois qui – bien que justifiées à une époque – paraissent aujourd’hui ubuesques. Très souvent oubliées – la communication sur ces lois est plutôt rare -, ces textes subsistent dans les corpus législatifs, en partie parce que leur absurdité même garantit que l’on ne s’y référera pas. Si tous les pays sont concernés, les États-Unis, avec leur longue tradition de contentieux, fournissent de nombreux exemples savoureux…

  1. En Louisiane: il est interdit de lire l’avenir et les lignes de la main.
  2. Au Missouri: il est illégal de conduire avec un ours qui n’est pas en cage.
  3. En Ohio: il est illégal de saoûler un poisson.
  4. En Illinois: il est illégal de donner à un chat, un chien ou un animal domestique un cigare allumé.
  5. Au Kansas: les serveurs n’ont pas le droit de servir du vin dans des tasses à café.
  6. Au Maryland : à Baltimore, il est interdit devenir avec un lion au cinéma.
  7. New York City: il est contraire à la loi de jeter une balle à la tête de quelqu’un pour s’amuser.
  8. En Alabama : les matchs de lutte d’ours sont interdits.
  9. A Rhode Island : la vente de dentifrice ET de brosse à dents est interdite à un même utilisateur, le dimanche.
  10. En Floride : il est interdit de chanter en public vêtu seulement d’un maillot de bain.
  11. En Californie : vous n’avez pas le droit de manger une orange dans votre baignoire.
  12. En Illinois: à Chicago, il est illégal d’emmener un caniche français à l’opéra.
  13. Dans le Maine : vous devez enlever vos décorations de noël avant le 14 janvier.
  14. Au Dakota du sud: il est illégal de se coucher et de dormir dans une fabrique de fromage.
  15. En Floride: si vous accrochez un éléphant au parcmètre, le prix à payer est le même que pour un véhicule.
  16. Au Kentucky : il est illégal de vendre moins de 6 poussins, cannetons ou lapereaux (vous devez en vendre au moins 6).
  17. Au Texas: il est illégal de boire trois gorgées de bière d’un coup, en étant debout.
  18. En Géorgie : il est illégal d’emmener sa mule dans sa baignoire.
  19. Au Tennessee : il est illégal d’attraper un poisson au lasso.
  20. En Californie : il est illégal de faire du vélo dans une piscine.

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nostromo agence de communication se demande d'où vient la légende du chiffre 13

Le nombre 13, joie ou malheur: un bonheur pour la communication

Le nombre 13 porte-t-il malheur ? Peut-être que oui, peut-être que non… En tout cas, il est largement utilisé aujourd’hui pour des campagnes de communication jouant sur la dichotomie chance/malchance.

Un peu d’histoire. C’est le vendredi 13 octobre 1307 que Philippe Le Bel a dissout l’Ordre des templiers et emprisonné les moines-soldats. Cette arrestation, aussi massive que sanglante, est souvent mise en avant comme origine de la malchance liée au vendredi 13. La menace proférée contre le roi de France par le grand templier Jacques de Molay sur son bûcher ajoute d’ailleurs un côté effrayant :

Nostromo agence de communication présente le chiffre 13 et son mythe

Autres événements funestes : le fils de Louis XVI est mort un 13 juillet, tout comme Marat, assassiné par Charlotte Corday ; plus près de nous, la mission Apollo 13 a explosé après 13 minutes et 13 secondes de vol…

L’histoire religieuse est elle aussi jalonnée de références au 13. Lors du dernier repas du Christ (la Cène), il y avait 13 convives, dont un traître. Être 13 est donc néfaste… Le treizième chapitre de l’Apocalypse est réservé à l’Antéchrist et à la Bête. Pourtant, pour les chrétiens, le 13 est le nombre représentatif de la Vierge Marie. Pour les kabbalistes, en revanche, il signifie le grand Serpent, le dragon, Satan, le meurtrier ; il apporte danger et peur. Le 13 marque également la fin d’un cycle de 12 : 12 signes zodiacaux, 12 heures, 12 mois… Dès lors, il peut être interprété comme une renaissance (positif) ou une rupture (négatif).

Pour la pub, il suffit de jouer sur les acquis

Bref, le 13 a perdu sa neutralité de nombre entier comme les autres (enfin, presque comme les autres, puisque c’est un nombre premier). Aux Etats-Unis, certaines compagnies aériennes n’affichent pas la rangée 13 dans leurs avions ; plusieurs hôtels n’ont pas de 13e étage, ni de chambre 13… Cette crédulité s’accompagne de deux mots barbares : la triskaidékaphobie – la peur du nombre 13 – et la paraskevidékatriaphobie – la peur du vendredi 13.

Selon les psychologues, qui appellent ça le biais de confirmation, le cerveau va prêter plus attention aux éléments qui auront tendance à confirmer l’hypothèse en laquelle nous voulons croire, et moins attention aux autres. Par exemple, si vous avez été licencié(e) deux fois un vendredi 13, votre cerveau va associer cette date à du « négatif ». L’amalgame se fait dans votre cerveau – « il m’est arrivé quelque chose de néfaste un 13 du mois ou à 13:13 »… Le sentiment va prendre le pas sur le pragmatisme ; vous devenez petit à petit triskaidékaphobe sans même vous en rendre compte.

En jouant sur votre perception du 13, les communicants enfoncent ce nombre dans les abîmes du néfaste ou, a contrario, le remontent aux cimes de la joie et du bonheur. Mais le « travail » de communication est déjà fait. Selon votre vécu, le 13 est déjà positif ou négatif. Vous avez choisi votre camp, pourtant le 13 n’y est pour rien. La communication autour du 13 repose donc sur un background personnalisé.

Par exemple, avec sa Semaine de la chance, la Française des Jeux a repris le concept du Jour de malchance en cassant cette image : un vendredi 13 = une journée de chance, selon la règle mathématique que (-)x(-)=+. Et ça « paye » ! Chaque semaine qui comprend un vendredi 13 (il y en a 3 au maximum dans l’année), le nombre de joueurs double. Un doublement qui va dans le sens d’un 13 positif.

Jouer sur la peur ou l’attrait est révélateur de l’impact de ce nombre sur chacun. Reste que le 13 n’est pas plus néfaste que le 4, le 12 ou le 23, mais les vieilles habitudes sont dures à vaincre…

Cet article est d’abord paru sur notre ancien blog, plus précisément . Vous êtes fortement encouragés à y jeter un oeil !