Nostromo, agence de communicaiton, s'interesse a l'evolution du travail dans les entreprises

Comment combiner réunionnite et surplus de mail

L'agence de communication Nostromo examine comment des entreprises changent leur politique interneBientôt, vous pourrez faire ça ouvertement en réunion.

C’est le nouveau fléau des entreprises. Avant une révolution pratique, aujourd’hui le mail est devenu pour beaucoup plus un fardeau qu’un outil de communication rapide. Cela est en grande partie dû à une utilisation intempestive du medium par un certain nombre de gens (mais que ferions-nous sans chainmail ?), mais également à une multiplication naturelle du nombre d’interlocuteurs (tout le monde est en copie de tout).

Le problème, c’est que du coup classer sa boîte mail devient une tâche en elle-même, qui peut prendre un temps démesuré – un temps qui aurait pu être consacré à quelque chose de plus utile. Et vérifier ses mails devient une activité pratiquée toutes les cinq ou dix minutes. Il existe nombre de solutions pour s’organiser, comme par exemple limiter la consultation de mail à 3 séances par jour, mais qu’on le veuille ou non, le surplus de courrier électronique est là pour rester. Et ce n’est pas en multipliant les canaux de communication, comme c’est le cas avec la communication unifiée (système informatique qui unit téléphone fixe et mobile, mail, répondeur, visiophone etc.) que l’on va réduire la masse : l’homme étant ce qu’il est, on devrait plutôt assister à une multiplication (un texto pour savoir si le message répondeur a été consulté qui voulait lui-même savoir si le mail avait bien été lu, par exemple).

Les vrais problèmes émergent quand l’effet mail se combine avec la réunionnite aigüe, autre fléau de la productivité en entreprise. Là aussi, les nouvelles technologies, au lieu d’atténuer le phénomène, l’ont amplifié : maintenant que l’on peut facilement organiser des réunions en visioconférence, plutôt que de s’en tenir à une réunion tous les trois mois, il y en a maintenant une toutes les deux semaines. L’adoption par de plus en plus d’entreprise de processus d’amélioration continue ne facilite pas non plus la disparition des réunions.

Pour combattre la combinaison des deux, certaines entreprises autorisent maintenant leurs salariés à regarder leurs mails et à travailler pendant les réunions, au moins durant les moments qui ne les concernent pas. Compte tenu de la durée des festivités, cela représente un vrai gain de temps pour les participants, et évite d’éventuelles remontrances qui ont plutôt leur place dans les salles de classes que dans les bureaux… sauf si vous jouez à démineur, bien sûr.

le teletravail n'a pas que des avantages pour l'employeur, estime Nostromo agence de communication

Et si le télétravail, c’était pas pour tout le monde (2/2)

L'agence de communication Nostromo examine les avantages et inconvenients du teletravail pour les employeurs

Suite de notre examen de la valeur du télétravail, cette fois-ci du point de vue de l’employeur, après avoir vu le point de vue du salarié il y a quelques jours (nous ne sommes pas sociologues chez Nostromo, mais nous sommes amené, dans notre travail d’agence de communication, à prendre ces nouvelles problématiques en considération).

Flexibilité et économies d’échelle

Nous avions vu dans la première partie que le salarié en télétravail gagnait en productivité (c’est une généralisation, bien sûr), ce qui est évidemment un gain pour l’employeur. Et une autre conséquence est la baisse du taux d’absentéisme : plus besoin de faire l’entreprise buissonnière pour aller chez le docteur…

Pour certains types de travail, comme un centre d’appel, donner à l’employé plus de flexibilité dans ses horaires peut permettre d’allonger les heures de services : il accepte de travailler entre 22h et minuit, à condition d’être libre entre 16h et 18h, par exemple. Et pour l’employé, c’est une augmentation de sa qualité de vie dans un travail qui n’est pas nécessairement passionnant ni très motivant. C’est d’ailleurs presque un argument de recrutement : certes, vous ferez un boulot répétitif et qui n’impliquera que les couches supérieures de votre inconscient, mais vous pourrez le faire depuis votre canapé.

Le dernier principal avantage pour un employeur est que le plus souvent, le salarié en télétravail coûte moins cher que celui de bureau : il faut toujours lui fournir son matériel, mais il se déplace beaucoup moins, ne va pas à la cantine, et surtout n’occupe pas de mètres carrés dans les bureaux, ce qui permet de réduire la superficie des locaux en l’équipant de postes « non attribués » – à la disposition d’un télétravailleur qui serait, pour la journée, présent physiquement.

Inconvénients pour l’employeur

Tous ces facteurs sont déjà amplement mis en avant. Ce qui est nouveau, c’est que l’on entend maintenant certains employeurs évoquer des désavantages majeurs – et aller jusqu’à revenir sur leur décision d’autoriser le télétravail.

Si le possible manque d’efficacité, dû à une absence de contrôle et de supervision, avait été anticipé, la déconnexion entre le télétravailleur et l’entreprise est plus profonde qu’imaginée : réticences à revenir au bureau, particulièrement pour des réunions ou des formations, désintérêt pour les opportunités de mobilité interne… Et les télétravailleurs ne peuvent pas non plus transmettre leurs compétences, ni à des apprentis, ni à leurs pairs. Tous ces problèmes, liés à l’isolation du salarié, peuvent être en grande partie résolus par la mise en place d’une communication interne dédiée* (après tout, c’est bien ce que communication interne veut dire) et d’une organisation managériale adaptée.

Ce qui n’est pas le cas des deux derniers écueils rencontrés, qui se présentent sous forme de deux questions : comment assurer le décompte exact et correct du travail ? Et quelle est exactement la législation sur les accidents du travail quand le travailleur est dans son domicile ? S’il se brûle avec l’eau des nouilles qu’il se fait cuire à 11h35 alors qu’il est en train de téléphoner à quelqu’un, qui est responsable (autrement dit qui paye) ? Pour l’instant, la législation n’apporte pas de réponse claire. Et tant qu’il n’y en aura pas – ce qui va durer un certain temps – avoir des télétravailleurs présente un risque légal que certains préfèreront ne pas prendre.

* : Rappelons au passage que Nostromo est une agence de communication avec une forte expertise en communication interne.

Nostromo, agence de communication, se penche sur le teletravail et ses consequences pour le salarie

Et si le télétravail, ce n’était pas pour tout le monde ? (1/2)

L'agence de communication Nostromo examine les avantages et inconvenients du teletravail pour les salariesSource : LBMG Works

C’est l’une des évolutions majeure dans le monde du travail depuis quelques années : avec les progrès technologiques en mobilité, maintenant, le télétravail devient une réalité. Et après une première vague enthousiaste, après les premiers retours d’expérience, nous avons maintenant une vue plus claire des avantages et inconvénients de la chose – et comment résoudre certains des problèmes par la communication (ça tombe bien, c’est ce qu’on fait chez Nostromo). Aujourd’hui, nous examinons la situation depuis le point de vue du salarié ; et jeudi, depuis le point de vue de l’entreprise.

Flexibilité et vie de famille

Le premier et principal avantage pour le salarié est qu’il peut enfin concilier vie professionnelle et vie familiale, grâce à une plus grande souplesse des horaires et l’absence de déplacement au bureau (disparition des temps de transport). Cette flexibilité impacte directement la qualité de vie : il est plus disponible pour les enfants, mais également pour faire des courses, se rendre chez le médecin… Et au final, il dispose de davantage de temps pour les loisirs le week-end.

Pour certains, télétravail veut également dire augmentation de la productivité : pas de bruit, conversations téléphoniques intempestives, discussions autour de la machine à café… Et les interruptions sont plus rares, du moins celles dues aux collègues. Et qui dit plus productif, dit qu’il gagne encore du temps – puisqu’il en met moins à atteindre ses objectifs.

Isolement et perte de contact

Mais la médaille a son revers : au lieu d’avoir des collègues qui interrompent le travail, ce sont les mails urgents (nous admettons que c’est également le cas dans les bureaux…) ; et surtout, au bout d’un moment, l’absence de collègues est dommageable et crée une sensation d’isolement. Sans oublier qu’il faut également se ménager un espace de travail chez soi, que tout le monde ne respectera pas avec le même soin, et qui a le défaut d’être chez soi – un endroit où l’on a l’habitude de se relaxer. Au bout d’un certain temps, ne plus avoir de séparation travail/domicile finit par peser.

Coupé de l’entreprise, il ne bénéficie pas des mêmes formations et des mêmes opportunités de promotion, selon le (toujours vrai) adage « loin des yeux, loin du portefeuille cœur ». Et, par sa simple absence, il se déconnecte petit à petit de la vie de l’entreprise, que ce soit les évolutions interne « officielles » (organisation, culture) que les « officieuses » (les derniers potins, nouveaux arrivants, départs…).

Heureusement, ce dernier point (et dans une moindre mesure l’isolement) peut être contrecarré par une communication interne efficace, de préférence à plusieurs niveaux, complète aussi bien du point de vue politique interne que vie de sa section. Pour cela, un organe de communication officiel (newsletter, journal interne) couplé à un intranet convivial (autrement dit, qui laisse une certaine liberté d’expression entre salariés) est une bonne base de départ…

 

Nostromo, agence de communication, vous propose un top vingt-cinq des derniers mots fameux (et un peu idiots)...

Top vingt-cinq des derniers mots fameux (et stupides)

L'agence de communication Nostromo vous propose sa sélection de vingt-cinq derniers mots“Mais si, je te jure, on sera à l’abri.”

Non, nous ne parlons pas des derniers râles d’hommes célèbres et spirituels, mais bien de ces phrases, répétées (avec des légères variations) dans les films et livres de tous horizons, qui annoncent, du moins au spectateur/lecteur, la fin imminente d’un protagoniste. Lisez, vous allez comprendre…

1 : « On va se séparer en plusieurs groupes. »
2. « Non, mais ça a l’air d’être encore bon, ça serait bête de le jeter. »
3. « Mais non, il n’y a pas de requins dans l’Atlantique ! »
4. « Ça ne coûte rien d’essayer. »
5. « Tu as mis où les réserves de munition » ?
6. « Mais non, on n’est pas perdu… Euh… »
7. « Aaaaaaaaaaaarrrrghhhhhh ! »
8. « Je me demande à quoi sert ce bouton ? »
9. « C’est juste une statue, n’ai pas peur. »
10. « Non, c’est les oranges avec une rayure brune qui sont vénéneuses. »
11. « C’est bon, le chemin est dégagé ! »
12. « Mais bien sûr qu’il est mort. »
13. « Ne t’inquiète pas, ils n’attaquent pas à moins d’être provoqués. »
14. « Je sais ce que je fais. »
15. «  Bien sûr que si, je peux conduire. »
16. « Tiens, on peut passer la nuit dans ce vieux motel abandonné ! »
17. « Le cœur, c’est à droite ou à gauche ? »
18. « Au fait, t’as fermé la porte à clé ? »
19. « J’ai rien entendu, moi… »
20. « Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux, maintenant. »
21. « C’est probablement juste une petite irritation de la peau. »
22. « J’ai vu un gars faire ça à la télé. »
23. « Fil bleu ou fil rouge ? FIL BLEU OU FIL ROUGE ? » (NB : celui-là, c’est 50/50…)
24. « Ça va être du gâteau. »
25. « Quel est le pire qui puisse arriver ? »

Bonus : «  Adieu, Mister Bond. »

Et vous, quels sont vos derniers mots préférés ?

 

Plus besoin de jalouser les possessions du voisin…

Nostromo, agence de communication, s'intéresse à la montée de l'usage comme comportement de consommation

 

… il suffit de les louer. Grâce à Internet, de plus en plus de particuliers mettent leur bien à disposition d’autres – pour un prix. Et de plus en plus de catégories d’objets sont concernés : vêtements, outillage, meubles, maison, voiture, électroménager (par exemple la machine à laver du voisin). En un sens, c’est une bonne nouvelle : le retour d’un certain esprit de communauté, pourrait-on dire.

Néanmoins, comme toute nouvelle tendance, l’excès d’enthousiasme est à éviter. En effet, partager l’usage d’un produit, c’est très bien, mais est-ce que cela convient à tous ? Un exemple : un canapé Ikea remplit la même fonction – s’asseoir – que son équivalent en cuir de vachette signé Philippe Starck. Pourtant, il existe bien une différence entre ses deux produits : c’est parce que l’usage n’est pas restreint qu’à la notion d’utilitaire. Il existe plusieurs catégories supplémentaires d’usage d’un objet, dont deux surtout qui nous intéressent : l’une que l’on pourrait qualifier de symbolique – attaché par exemple à des notions de statut social -, et l’autre qui rentre complètement dans la sphère subjective du consommateur : un objet a potentiellement une histoire avec un consommateur (par exemple, c’est sur ce canapé Ikea que vous avez pour la première fois embrassé votre partenaire, ou vous l’avez vous-même redécoré à votre goût). Il est difficile d’avoir le même genre de relation avec un objet loué, par définition impersonnel.

Et enfin, il ne faut pas oublier que le plaisir simple de posséder quelque chose reste parfois la seule façon de combler certains désirs. C’est encore sur ce créneau que joue toute l’industrie du luxe. Malgré tout, il est inévitable – surtout dans un contexte de crise – que cette économie de l’usage se généralise, au moins pour les objets utilitaires.

Ce qui s’apparente à une sorte de communication collaborative devient un vrai mouvement économique, qui commence également à toucher les entreprises. Walter Stahel, membre du groupe de travail du Grenelle de l’environnement, avait défini en 2006 l’économie de fonctionnalité : « [elle] vise à optimiser l’utilisation – ou la fonction – des biens ou services, se concentre sur la gestion des richesses existantes, sous la forme de produits, de connaissances ou encore de capital naturel. L’objectif économique en est de créer une valeur d’usage la plus élevée possible pendant le plus longtemps possible, tout en consommant le moins de ressources matérielles et d’énergie possible. Le but est d’atteindre ainsi une meilleure compétitivité et une augmentation des revenus des entreprises. » Et ces dernières l’ont bien compris. Mais plutôt que de laisser tout un chacun disposer de son matériel, elles commencent à adopter elles-mêmes l’attitude du « louer plutôt que vendre »*.

La forme que cela prend, le plus souvent, est l’ajout de prestations de services (décrits le plus souvent comme étant à valeur ajouté) basées autour des fonctionnalités du produit. Par exemple, Xerox propose maintenant des prestations en nombre de photocopies pour les entreprises, au lieu de vendre un copieur de bureau. Et pour les entreprises qui réussissent leur transformation (ce qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire), les avantages sont nombreux, y compris pour la communication externe de la marque : les services facilitent la fidélisation, et ouvrent tout un domaine inexploré pour mettre en valeur le produit. Par exemple, PSA a lancé il y a quelques années Mu, un service de location de véhicule basé sur un système de cartes prépayées qui permettent au client de changer de véhicule selon ses besoins. Véhicules, bien sûr, issus de la gamme PSA.

A lire : une étude de l’Observatoire Société et Consommation sur les modes de consommation émergents.

* : À noter que parfois, certaines entreprises font cela sans même que le consommateur en soit averti : ce serait l’objet d’un nouvel article, mais il faut savoir que la plupart des biens numériques achetés (chansons sur iTunes, films, etc…) ne sont pas transmissibles à ses héritiers, car même si vous l’avez payé, vous n’êtes pas propriétaire de la chanson. Il y a une certaine logique derrière : à l’époque des cassettes et des Cds, nous étions propriétaire du support physique, mais pas de l’œuvre qui y figurait, qui reste propriété de l’artiste (et de la maison de production). C’est l’une des raisons pour laquelle nous pouvions parfaitement réutiliser la cassette si nous le voulions. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de support matériel… ce qui veut dire que notre mp3 réside dans un flou juridique total.
Dans la pratique, cela ne change rien – nous copions les mp3, les gravons sur des Cds ou des disques durs – mais nous opérons encore dans une zone d’ombre…

L'agence de communication Nostromo explique la difference entre causalite et correlation, tres utilisee en marketing

Il ne faut pas confondre corrélation et causalité

Nostromo, agence de communication, s'interesse a la difference entre causalite et correlation et ses application en marketingIllustration : overthinkingit.com
Nous défions quiconque de nous donner un lien de causalité rationnel entre ces deux données…

Baptiste Coulmont, sociologue, maître de conférence à l’Université Paris 8 et bloggeur (coulmont.com), s’est fait une spécialité de l’étude des prénoms. Si son nom vous dit quelque chose, c’est qu’il a été souvent cité dans la presse ces derniers temps : il a en effet publié une étude, pour la troisième année consécutive, sur les prénoms des élèves ayant obtenu une mention ‘Très bien’ au baccalauréat. Et bien qu’il ait pris toutes les précautions nécessaires sur son billet, la presse s’est empressée de titrer sur le thème ‘Les prénoms qui vont vous donner une mention’.

Ce qui est une erreur logique grave, parce que – théoriquement – basique : il ne faut pas confondre corrélation et causalité. S’il se trouve que 20% des Diane et Adèle (qui ont accepté de rentrer dans le cadre de l’étude…) ont eu une mention très bien, il ne suit pas que parce que vous avez baptisé votre fille Adèle, elle aura 20% de ‘chance’ d’avoir une mention TB.

Pour le redéfinir rapidement : une corrélation constate simplement que deux variables A et B évoluent de façon similaire. Et donc que pour une certaine valeur de A, on peut s’attendre à trouver certaines valeur de B.
Une relation de causalité entre A et B (A cause B) implique que tout changement dans A provoque un changement dans B.

Si vous ne voyez pas la différence, il suffit d’écouter Coluche : « Quand on est malade, il ne faut surtout pas aller à l’hôpital : la probabilité de mourir dans un lit d’hôpital est 10 fois plus grande que dans son lit à la maison ».

Maintenant, vous vous demandez probablement pourquoi, chez Nostromo, agence de communication, nous prenons le temps de bien préciser tout ça. Et bien, pensez aux études de marché, qui ne sont rien d’autre que des recherches de liens entre différents facteurs – par exemple, l’âge et la propension à aimer MacDonalds. De fait, la confusion que font la plupart des gens entre causalité et corrélation est à la base d’un nombre ahurissant de campagnes publicitaires plus ou moins déguisées, et en tant que tel est un outil indispensable à maîtriser – mais c’est à utiliser avec précaution, car trop d’abus peut finir par décrédibiliser la marque. Un exemple : les enfants qui mangent au petit déjeuner ont de meilleurs résultats scolaires (étude d’un organisme américain appelé Share our Strength). Tout parent un tant soit peu attentionné ne manquera pas d’en conclure qu’il lui faut nourrir ses rejetons le matin. Doit-on préciser que l’étude est sponsorisée par Kellogs et Weight Watchers ?

Or, aucun élément ne prouve cette causalité. En réétudiant les résultats, tout ce que les chercheurs peuvent dire, c’est que manger le matin améliore les performances des élèves sous-nourris. Un résultat loin d’être aussi impressionnant (et utile). Le vrai facteur, qui est tout de même présent sur l’infographie, est qu’il y a corrélation entre les enfants qui mangent un petit-déjeuner et un absentéisme moindre. Le lien de causalité entre absentéisme et résultat scolaires est bien établi. Il est beaucoup plus facile de conjecturer un lien de causalité cohérent entre petit-déjeuner et absentéisme moindre (les enfants sont réveillés, leurs parents sont là, et donc les chances de présence à l’école à l’heure sont plus élevées, par exemple), qu’entre petit-déjeuner et résultat scolaire directement (ils auront plus d’énergie pour tenir jusqu’au déjeuner, et donc l’utiliserons pour étudier mieux… ?).

Fort heureusement pour Kellogs et Weight Watchers, le grand public ignore superbement les statistiques et leur signification. Et, comme le démontre l’effervescence autour des prénoms qui « gagnent », les médias ne les aident pas vraiment…

 

 

L'agence de communication Nostromo s'intéresse aux mots dont la sonorité colle parfaitement à leur sens.

Top 17 des mots qui sonnent comme ils devraient

la callilogophonie, ou les mots qui sonnent ce qu'ils signifient, est un top ten de l'agence de communication Nostromo.

Chez Nostromo, vous devez commencer à le savoir, nous avons l’amour des mots. Bons, mauvais, drôles, rares, nous les collectionnons comme certains les papillons. Aujourd’hui, nous voudrions aborder avec vous un nouveau concept (dont nous ne sommes probablement pas les inventeurs) : la callilogophonie*, autrement dit les mots dont les sons correspondent parfaitement à leur signification. Notre top 17** ci-dessous devrait finir de vous éclairer sur cette idée…

1. Niais (et son dérivé niaiserie)
2. Caoutchouc
3. Saperlipopette
4. Procrastiner
5. Tintinnabuler
6. Concupiscent
7. Rasséréner
8. Rédhibitoire
9. Chocolat
10. Ubiquité
11. Borborygme
12. Croustille
13. Volupté
14. Pluie
15. Nigaud
16. Pneu
17. Croûte

Et vous, quels sont vos callilogophones favoris ? À vous…

* : néologisme composé avec du grec ancien (ce qui n’est pas une contradiction).
** : c’est vrai, ça, pourquoi toujours se limiter à des chiffres « confortables » comme 10, 15 ou 20 ?

 

 

L'agence de communication Nostromo reagit sur l'idee que Google plus n'est pas vraiment un reseau social

Google+, l’ami qui vous veut du bien

Nostromo, agence de communication, s'interroge sur le role de Google plus

Chez Nostromo, comme a priori dans la plupart des autres agences de communication, nous utilisons quelques services estampillés Google. Ce qui explique pourquoi notre œil a été attiré par un article du blog technologie du Guardian, écrit par Charles Arthur, qui s’attaque brillamment à une question qui agite la blogosphère – du moins, une partie – depuis quelques temps : mais qu’est-ce qu’est exactement Google+ ?
Le raisonnement, brièvement résumé (lisez l’article, il vaut vraiment le coup), est le suivant. Pour quelque chose présenté et perçu comme un réseau social, Google+ a un impact très négligeable sur le monde extérieur, comparé à Facebook, notamment par la remarquable absence de scandales liés à des comportements extrêmes sur le réseau. Et ce, alors qu’il a plus de 500 millions de membres (la moitié de Facebook). La communication sur l’existence du réseau est inexistante.
Mais d’un autre côté, Google+ est devenu quasiment obligatoire pour pouvoir utiliser n’importe lequel des services du géant américain du web. Ce qui le transforme en un gigantesque réservoir de données – sur un sujet précis : l’utilisateur, soit vous et nous. Le but avoué : nous présenter des résultats de plus en plus personnalisés (y compris les publicités et les liens sponsorisés), sachant qu’évidemment, ceux liés d’une façon ou d’une autre à Google sont favorisés*. Si vous voulez une démonstration : cherchez un tumblr successivement sur google puis sur yahoo (rappelons que Yahoo a racheté récemment Tumblr).

D’un pur point de vue marketing, l’idée est brillante. La récolte de toutes ces données ne coûte rien – elles sont gracieusement fournies par les utilisateurs de Google -,  et elles sont de plus en plus en demande par les entreprises, car une publicité mieux ciblée est plus rentable – et, comme par hasard, Google est également là pour vous fournir le service. Le coup de génie est que plus le système est utilisé, plus il est efficace.
Et d’une certaine façon, proposer des publicités de plus en plus ciblées vers ses centres d’intérêts répond aussi à une demande du consommateur.

D’un point de vue personnel, la simple idée qu’une entreprise, qui plus est basée au Etats-Unis, puisse d’une quelconque façon être propriétaire de toutes ces données est effarante – surtout que les lois là-bas sont bien différentes d’ici. Et les conséquences potentielles font frémir. Récemment, dans le cadre d’une campagne pour son prochain gros titre, Ubisoft a lancé le site wearedata.watchdogs.com. Il récolte les données (disponibles en open source) de plusieurs organismes et entreprises publiques pour présenter une carte très précise de trois villes – Berlin, Paris et Londres. Allez voir, et maintenant imaginez la même précision et quantité d’information – mais sur vous. Difficile de ne pas se sentir épié. Et quand on connaît la domination écrasante de Google sur le monde du web (qui n’utilise pas google maps, ou gmail, youtube, android ?), l’ampleur de la récolte laisse songeur.

Au-delà encore de cet aspect, la méthode risque d’être, à un certain point, limitée : à force d’être précis, il deviendra difficile de proposer par ce biais quelque chose de fondamentalement nouveau à un consommateur. Le biais introduit en faveur de Google lui-même n’est qu’une des premières manifestations du processus.

Alors, Google : ami ou « ami qui vous veut du bien » ? À vous la parole…

* : Une attitude qui n’est pas passée inaperçue, notamment de la Commission Européenne, qui par l’intermédiaire du commissaire antitrust a demandé à la compagnie de Moutain View de modifier ses positions, au risque de s’exposer à un procès.

Le monde merveilleux de l'argot par Nostromo, agence de communication

Faites la rencontre de Bob…

L'agence de communication Nostromo vous fait partager sa découverte de Bob, dictionnaire en ligne de l'argot.image tirée du blog xkcd.com

… vous ne le regretterez pas ! Car, et nous pesons nos mots chez Nostromo, Bob peut changer votre vie – ou, du moins, rendre vos conversations plus colorées.

Bon, arrêtons de ménager ce (maigre) suspense : Bob, qui n’est pas un acronyme comme on pourrait le craindre, est un dictionnaire d’argot populaire et familier disponible sur internet. Il fait partie des nombreux outils référencés par le site languefrançaise.net, l’ABC de la langue française (nous reviendrons sur cette mine de savoir dans des articles ultérieurs).
On y trouve a-peu-près tout, de l’argot du XVIe siècle à des entrées beaucoup plus modernes : une base de donnée gigantesque, qui repose sur une bibliographie plus que fournie. Allez, on ne résiste pas à la tentation de vous en citer quelques uns (sans vous donner les définitions, pour que vous puissiez tenter de deviner) :

– morfiller un truc ()
– coqueur de galette (ici)
– mettre en l’air le clille ()
– ne pas valoir un pipi de douanier (ici)
– qui se loue s’emboue ()

Et il y en a beaucoup d’autres, sans oublier un autre trésor : le forum, qui héberge des discussions aussi instructives qu’ubuesques (voir, par exemple, le sujet intitulé L’expression “Mettre les couilles dans l’assiette”).

Grâce à Bob, vous pourrez – après d’intensives études – transformer vos dîners en vrai scènes dignes des meilleures d’Audiard et de San Antonio… Et ça, ça n’a pas de prix.