Nostromo, agence de communication, s'intéresse a la valeur de l'information sur le web

Toutes les informations ne se valent pas

l'agence de communication Nostromo estime qu'Internet a bouleverse la valeur de l'informationAvant Internet, les fausses nouvelles existaient déjà, mais étaient un peu plus reconnaissables.

 

C’est un lieu commun aujourd’hui, mais l’arrivée d’Internet a véritablement bouleversé le rapport des gens à l’information : au lieu d’être principalement des spectateurs, monsieur tout-le-monde a le pouvoir de décider maintenant de ce qu’il veut lire ou regarder (principalement des histoires sur la famille royale d’Angleterre, ou les articles de blog de Nostromo, par exemple). Il faut dire que le choix est vaste. N’importe qui peut aujourd’hui « publier » quelque chose sur le web, qui sera disponible et lisible par tout le monde (et n’importe qui le fait). Cela, associé au fait que tout et n’importe quoi peut accéder au statut de « nouvelle », a notamment donné une très courte durée de vie à l’information – sitôt publiée, sitôt oubliée – avec pour conséquence immédiate une augmentation exponentielle du nombre d’infos inutiles voire complètement inventées.

Et cela affecte tout le monde, y compris une population qui a depuis longtemps un rapport problématique avec la publication de textes : les scientifiques. Pour comprendre ce que nous voulons dire par problématique, il faut savoir qu’un scientifique justifie sa position, sa renommée et très souvent son salaire par le nombre de publications effectuées l’année passée.

Une étude récente s’est intéressée à la hausse importante des rétractations d’études scientifiques, cherchant à déterminer si cette hausse est liée à une augmentation du nombre d’études bidon publiées, ou une plus grande rapidité de rétractation. La réponse : les deux. La multiplication des publications professionnelles a permis à nombre de scientifiques peu scrupuleux de publier des résultats douteux – une pratique également encouragée par des sociétés qui s’achètent des cautions scientifiques (voir notre article sur corrélation et causalité). Et la facilité offerte par Internet pour fouiller des résultats fait que les études bidons sont exposées comme telles plus rapidement – du moins dans les publications un minimum suivies. Et cette tendance se retrouve partout ailleurs sur le Web.

Le bilan est au final mi-figue mi-raisin (ou mi-carpe mi-lapin, si vous préférez) : certes, les rumeurs survivent moins longtemps sur le net, mais elles sont beaucoup plus nombreuses qu’avant. Et le problème, c’est que l’habitude de consommation immédiate et irréfléchie fait que bien souvent, la rétractation arrive trop tard : le mal est déjà fait, et la légende urbaine est née. Ainsi, vous trouverez maintenant des gens convaincus que les Japonais se lèchent les yeux dans un rituel sexuel bizarre (et même commencent à les imiter), alors qu’une simple recherche montre que c’est absolument n’importe quoi.

L'agence de communication Nostromo se penche sur le role du son dans la communication

L’image, c’est bien, mais avec le son, c’est mieux

Le son est tres important dans la communication, estime l'agence de communication Nostromo

Dans le vocabulaire de la communication, le champ lexical de la vue a une importance cruciale : entre le graphisme, le design, le fait que l’on parle de « l’image » d’une entreprise ou d’un produit, les logos, etc., le visuel est partout.

Le résultat, c’est qu’avec cette emphase placée sur le graphisme, on oublie parfois que les sons sont aussi importants dans la communication que le reste. Une signature sonore était indispensable à l’époque de la radio (pour des raisons évidentes), qu’elle soit sous forme de jingle ou de slogan.

Aujourd’hui, on pense aux sons dans les publicités – avec l’habituelle course au « tube du moment », où parfois la pub est ce qui popularisera un titre – mais cela va bien au-delà. Depuis la musique d’attente des téléphones aux « bips » utilisés dans les produits et les applications, le champ de jeu est large – et a son importance. Voici deux exemples.

Le premier est celui du jingle Facebook – celui qui résonne quand on a un nouveau message, un nouveau statut… – qui est beaucoup plus recherché que l’on pourrait le croire. Les quatre notes qui le compose, selon la nomenclature musicale anglaise (où C est un do, D un ré, etc.), sont F-A-C-E (fa-la-do-mi). L’accord global est majeur, ce qui lui donne un ressenti positif. Par ailleurs, les intervalles de notes ne sont pas pris au hasard : entre F et A, et entre C et E, c’est une tierce majeure, écart de note qui sert depuis des années dans les sonneries classiques de téléphones. Et entre A et C, c’est une tierce mineure, que l’on retrouve dans presque toutes les sonneries de porte à deux note (le fameux ding-dong). Tous les sons dans Facebook sont composés à partir de variations autour de cet accord et de ces notes.

Le deuxième nous vient d’une étude publiée il y a peu dans le Journal of Gambling Studies, qui s’est intéressée au sons émis par les machines à sous. Ils ont testé les réactions de joueurs face à des machines silencieuses et face à des machines qui, dès le moindre gain (même quand il s’agit en fait d’une perte, c’est-à-dire que la somme gagnée est inférieure à la mise), éclatent de petits sons joyeux et d’un festival de lumière. Ceux qui jouaient sur les machines sonores surestimaient toujours leurs gains. Autrement dit, une bonne sonorisation améliore la perception et le désir du produit. Un autre exemple de cette utilisation des sons est la façon dont les bruits d’une voiture sont conçus, cela allant du moteur à tous les signaux sonores, jusqu’à la fermeture des porte, qui doit être sèche mais sourde, pour donner une impression de solidité et de sécurité. Ecoutez bien, la prochaine fois que vous prendrez votre véhicule…

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des livres a adpater au cinema

Top ten des livres que nous aimerions voir adaptés au cinéma

 Un top ten des livres a adapter au cinema, selon l'agence de communication Nostromo“Bon, on a la Grande Pyramide. Il nous faut plus qu’un Blake et un Mortimer.”

« C’est l’été, soyons légers », ça continue ! Et aujourd’hui, chez Nostromo, nous listons les dix livres que nous voudrions voir adapter au cinéma. Attention, ce n’est pas la même chose que de lister ses dix films préférés – tout ne se prête pas au passage sur grand écran…

Voici notre sélection :

–       La confédération des imbéciles, John Kennedy Toole
–       Le tableau du Maître Flamand, Arturo-Perez Reverte
–       L’attrape-cœur, J. D. Salinger
–       Rêves de Bunker Hill, John Fante
–       On n’a pas toujours du caviar, Johannes Mario Simmel
–       Le mystère de la Grande Pyramide, Edgar P. Jacobs (in Les Aventures de Blake et Mortimer)
–       Le meilleur des mondes, Aldous Huxley
–       De bons présages, Terry Pratchett et Neil Gaiman
–       En terre étrangère, Robert A Heinlein
–       Don Quichotte, Miguel Cervantes

Et dans la série inadaptable, mais qu’on aimerait voir tout de même : le cycle de la Tour Sombre, de Stephen King…

Nostromo, agence de communication, constate que le marketing est parfois pas complique

Parfois, le marketing, c’est pas compliqué

L'agence de communication Nostromo constate que chacun a un rôle à jouer pour arrêter l'objectification

Dans la série « c’est l’été, soyons léger », nous voulons revenir sur une des sensations internet de l’année : Alicia, jeune bloggeuse à succès. L’histoire est la suivante : en janvier dernier, une vague d’articles ont fait apprendre à la planète (qui n’en demandait pas moins) qu’en deux mois, la jeune fille avait accumulé plus de deux millions de visites sur son site* (les chiffres, selon la règle en vigueur pour ce genre d’articles, varient entre deux et quatre millions). Un résultat de rêve pour tout référenceur.

La raison de ce succès est extrêmement simple : Alicia écrit avec une fraîcheur et un style inimitable des textes lumineux qui réussissent à fédérer toutes les générations.

Je blague.

Elle raconte ses journées (et encore) en quelques lignes, et surtout, une fois par jour, offre à son public une photo de sa (fort attirante, il faut le reconnaître) poitrine, mise en scène dans une collection d’habits et de situations plus ou moins affriolants. Précisons que la décence est respecté : les seins sont toujours couverts (à divers degrés).

Et c’est tout.

Depuis, vu le succès, la jeune ibère (?) a étendu son répertoire, avec un calendrier, une vidéo, et autres produits dérivés. Signalons également que selon toute apparence, elle ne se sert pas du site pour faire de l’argent : pas de pub, le calendrier est associé au cancer du sein… Bref.

Le sexe fait vendre, c’est un secret de polichinelle, mais à notre époque, où l’objectification dans les médias est souvent – et à juste titre – dénoncée (voir la condamnation de la pub VaVaVoom de Renault par l’Asa (Advertising Standards Authority)), le fait que le public continue sans aucune incitation à aller de lui-même regarder préférentiellement les gens dénudés est souvent frustrant. Du moins pour certains professionnels de la communication qui aimeraient bien ne pas avoir recours aux bas instincts humains pour vendre leurs produits. Parce que ça marche. Au pire des cas, quelqu’un crie au scandale, l’information est répercutée partout dans les médias et, par curiosité, beaucoup de gens vont regarder l’affiche, ou la pub à sensation.

Il ne s’agit pas de nier la responsabilité des médias de tout poil dans l’objectification des corps humain ; mais il faut réaliser que pour des raisons économiques ils vont continuer à le faire tant que cela vend plus que le reste. Résoudre le problème – et retrouver une communication dans laquelle on n’utilise plus une paire de sein pour vendre des voitures – réclame des efforts aussi bien des sociétés que des individus.

* : par principe, nous ne mettrons pas de lien vu le contenu dudit site, mais il n’est pas difficile à trouver.