Nostromo, agence de communication, partage ses citations préférées des Tontons flingueurs à l'occasion de la sortie du film

Top Ten des citations des Tontons Flingueurs

L'agence de communication Nostromo vous propose un top ten des citations des Tontons Flingueurs Cette image correspond à une des citations sélectionnées : laquelle ?

Il y a très exactement 50 ans, sortait sur nos écrans un film qui a depuis nourrit nombre de conversations familiales et d’échanges de citations (on peut chez Nostromo se refaire quasiment tout le film) : les Tontons Flingueurs, petit bijou du cinéma d’après-guerre. Un casting réunissant les pointures de l’époque (Lino Ventura et Bertrand Blier notamment), des dialogues ciselés par Michel Audiard (qu’on ne devrait pas présenter), et un argot parigot qui donne une cadence toute particulière aux phrases…

En petit hommage, voici un top ten de nos citations/dialogues préférées (il y en a au fait onze), ainsi qu’un cadeau bonus : le script intégral du film à télécharger (document word).

 

1. MAITRE FOLACE : Touche pas au grisbi, salope !!

 

2. MONSIEUR FERNAND : Les cons ça ose tout ! C’est même à ça qu’on les reconnaît.

 

3. MAITRE FOLACE : C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases…

 

4. MME MADO : Les explications Monsieur Fernand, y’en a deux : récession et manque de main d’œuvre. Ce n’est pas que la clientèle boude, c’est qu’elle a l’esprit ailleurs. Le furtif, par exemple, a complètement disparu.

MONSIEUR FERNAND : Le furtif ?

MME MADO : Le client qui vient en voisin : bonjour mesdemoiselles, au revoir madame. Au lieu de descendre maintenant après le dîner, il reste devant sa télé, pour voir si par hasard il ne serait pas un peu l’homme du XXème siècle. Et l’affectueux du dimanche : disparu aussi. Pourquoi ? Pouvez vous me le dire ?

MONSIEUR FERNAND : Encore la télé ?

MME MADO : L’auto Monsieur Fernand ! L’auto !

 

5. RAOUL VOLFONI : Mais y connaît pas Raoul ce mec ? Y va avoir un réveil pénible, j’ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule, mais maintenant c’est fini, j’vais le travailler en férocité, l’faire marcher à coup de lattes, à ma pogne je veux le voir ! Et je vous promets  qu’il demandera pardon et au garde à vous…

 

6. MONSIEUR FERNAND : Patricia, mon petit… je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l’homme de la pampa, parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m’oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menu !

 

7. RAOUL VOLFONI : Bougez pas ! Les mains sur la table. J’vous préviens qu’on a la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours.

 

8. MAITRE FOLACE : Seulement, le tout venant a été piraté par les mômes. Qu’est ce qu’on fait, on s’risque sur le bizarre ? Ça va rajeunir personne.

RAOUL VOLFONI : Ben nous voilà sauvés.

MAITRE FOLACE : Sauvés, faut voir.

JEAN : Tiens, vous avez sorti le vitriol ?

PAUL VOLFONI : Pourquoi vous dites ça ?

MAITRE FOLACE : Eh !

PAUL VOLFONI : Il a pourtant un air honnête.

MONSIEUR FERNAND : Sans être franchement malhonnête, au premier  abord, comme ça, il… a l’air assez curieux.

MAITRE FOLACE : Il date du Mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a du arrêter la fabrication, y’a des clients qui devenaient aveugles. Oh, ça faisait des histoires.

RAOUL VOLFONI : Allez !

Ils boivent

RAOUL VOLFONI : Ah faut reconnaître, c’est du brutal !

PAUL VOLFONI : Vous avez raison, il est curieux hein ?

MONSIEUR FERNAND : J’ai connu une polonaise qu’en prenait au petit déjeuner. Faut quand même admettre c’est plutôt une boisson d’homme. (Il tousse)

Ils se resservent

RAOUL VOLFONI : Tu sais pas ce qu’il me rappelle ? C’t’espèce de drôlerie qu’on buvait dans une petite taule de Biên Hoa, pas tellement loin de Saigon. Les volets rouges et la taulière, une blonde komac. Comment qu’elle s’appelait nom de dieu ?

MONSIEUR FERNAND : Lulu la nantaise.

RAOUL VOLFONI : T’as connu ?

PAUL VOLFONI : J’lui trouve un goût de pomme.

MAITRE FOLACE : Y’en a.

 

9. ANTOINE DE LA FOY : Monsieur désire un renseignement ?

PATRICIA : Non, monsieur me proposait une tournée en Egypte.

ANTOINE DE LA FOY : Hein ?

RAOUL VOLFONI : Non, j’disais l’Egypte comme ça ! J’aurais aussi bien pu dire ……… Le Liban.

ANTOINE DE LA FOY : Je vois, Monsieur dirige sans doute une agence de voyage ?

PATRICIA : Mais non voyons chéri, Monsieur fait la traite des blanches, mais tu sais que c’est courant, allez, viens !

 

10. RAOUL VOLFONI : Non, mais t’a déjà vu ça ? En pleine paix, il chante et puis crac, un bourre pif ! Mais il est complètement fou ce mec. Mais moi, les dingues, je les soigne. J’vais lui faire une ordonnance et une sévère… J’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quat’ coins d’Paris qu’on va l’retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m’en fait trop j’correctionne plus : j’dynamite, j’disperse, j’ventile.

 

11. RAOUL VOLFONI : Alors, y dort le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban ; j’vais l’renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux…

 

Et vous ? Quelles sont vos citations préférées ?

Et en bonus : téléchargez le script !

Nostromo, agence de communication, se penche se le problème des fautes d'orthogaphes, de plus en plus présentes

Les fotes d’orthagraf se multiplient, et c’est pluto inkiétan (2/2)

Tout le monde aujourd'hui laisse passer des fautes d'orthographe, selon l'agence de communication NostromoCommuniqué de 2011 de la Présidence de la République, corrigé à l’époque par l’Express.

Si, comme pour tout problème de société, il est difficile – et complètement simplificateur – de dégager une cause unique , il est tout de même possible d’en repérer quelques unes parmi les principales.

La première – et nous assumons complètement chez Nostromo le qualificatif de « vieux réac » qui ne manquerait pas de nous être collé par une partie de la population, celle qui (heureusement ? malheureusement ?) ne lira pas cet article de blog alors qu’elle en tirerait le plus de bénéfices – est la montée du langage SMS, qui habitue petit à petit tout un chacun à lire des phrases orthographiées avec l’approximation utilisée dans le titre de notre petit pamphlet (et encore, nous avons dû nous faire violence, et le résultat final pâlit devant ce que certains sont capables d’envoyer par les ondes).

La généralisation de Twitter a encore amplifié le mouvement, l’efficacité primant sur la forme. Après tout, Kan et Quand se « comprennent pareil », et l’un utilise 2 caractères de moins ; sur un total de 140, c’est loin d’être négligeable (ça permet de caser un smiley en plus, par exemple). En élargissant encore un peu le point de vue, internet, et sa manie de l’immédiateté, n’aide pas à résoudre le problème : relire un texte plusieurs fois attentivement prend du temps que les autres participants à la course au scoop et au clic ne vont pas nécessairement prendre. Donc on court le risque d’être sérieux, mais en retard.

Tout cela peut éventuellement excuser (et encore) un certain laxisme chez les particuliers, mais en revanche cela n’absout absolument pas les journaux et entreprises. A la limite, la publicité bénéficie d’un passe-droit (accordé non sans maugréer) : reprendre les codes de communication de la cible est l’une des règle de base du métier, et aujourd’hui, le langage est mal orthographié. Soit.

Heureusement, internet, comme souvent, apporte un remède en même temps que la maladie. Il s’agit des correcteurs d’orthographe en ligne, qui s’ajoutent à ceux disponible sur les logiciels de traitement de texte. Il ne faut pas croire à la panacée – cela ne corrigera pas toutes les fautes, la grammaire française étant bourrée jusqu’à la gueule d’exceptions incongrues -, mais cela éliminera au moins les plus embarrassantes. Et pour les autres, et bien, il n’y a pas de secret : il faut relire…

Il faut cependant souligner que, même à la grande époque du journalisme (i.e. quand ils avaient les moyens de payer leurs salariés et des correcteurs), plus un texte est long, plus il y a de chance qu’une ou deux fautes passent à travers les mailles du filet (autrement appelé les cinq relectures successives). Il est en effet de difficile de lire un texte en se concentrant uniquement sur l’orthographe et non sur le sens ; le deuxième a souvent tendance à passer au premier plan, et du coup, l’attention apportée à la grammaire et à la syntaxe diminue. C’est la raison pour laquelle correcteur est un vrai métier, avec une vraie valeur ajoutée.

Vous pouvez lire la première partie de l’article ici.

L'agence de communication Nostromo tire la sonnette d'alarme sur les fautes d'orthographe, qui se multiplient

Les fotes d’orthagraf se multiplient, et c’est pluto inkiétan (1/2)

Les fautes d'orthographe nuisent à la crédibilité de l'entreprise, estime Nostromo, agence de communicationLa bonne question à poser : est-ce la patisserie qui est pure ? Ou bien le beurre ?

Les amoureux de la langue bien orthographiée ont du souci à se faire. La langue de Molière (pourquoi spécifiquement de Molière ?) est, depuis quelques années, de plus en plus malmenée. Et nous ne parlons pas de son anglicisation accélérée : qu’une langue évolue est naturel. Non, nous faisons référence à la légèreté avec laquelle de plus en plus de professionnels traitent l’orthographe, y compris ceux qui devraient y prêter particulièrement attention (la presse et les journaux). Quiconque veut trouver des exemples récent n’a qu’à jeter un œil sur le Tumblr Le Stagiaire d’I-Télé, qui regorge de petites perles dégotées sur nos écrans. Mais cela ne touche pas que la télé.

En avril dernier, la plateforme de rédaction TextMaster publiait une étude sur l’impact des fautes d’orthographe pour les entreprises. Les résultats étaient surprenant, et pas dans le bon sens : 90% des mails que les entreprises envoient à leurs clients contiennent au moins une faute d’orthographe. Un chiffre qui s’élève à 95% lorsque les mails sont écrits dans une langue étrangère (pour en savoir plus, c’est ici). L’étude en conclut ensuite, de façon un peu plus nébuleuse, que cela cause des millions en manque à gagner, sans avancer réellement d’arguments chiffrés précis. Mais même sans avoir une quantification pécuniaire du phénomène, les dommages sur la réputation de l’entreprise sont réels.

En revanche, pour une entreprise qui cherche à s’adresser à ses cadres/collègues/concurrents/partenaires, le faire avec des fautes d’orthographe décrédibilise le message. C’est une question de cohérence : pour avoir l’air sérieux, il faut… euh… avoir l’air sérieux, ce qui veut dire éviter les chandails à motif Disney, et les fautes (même de frappe) qu’un élève de 4ème ne commettrait pas.

Imaginez la situation suivante : vous découvrez le site web d’une entreprise, il est beau, réactif, moderne, enfin bref, un petit bijou. Et sur la première page, vous voyez, affiché en gros : « XXXXXXX se lanse dans la course ». Quelle est votre réaction ? Négative, bien sûr – surtout quand la faute est aussi repérable. Cette perte de crédibilité, au passage, affecte également les CV qui ne respectent pas l’orthographe.

La suite la semaine prochaine !

L'agence de communication Nostromo vous propose un top ten des lauréats du Goncourt

Top ten des lauréats du Goncourt

Un top ten des lauréats du prix Goncourt, par Nostromo, agence de communication

… Et du Goncourt des lycéens (toute initiative encourageant des mineurs à lire doit être encouragée !). A l’occasion de la remise de son prix à Pierre Lemaître, comme on aime bien lire chez Nostromo (pour bien communiquer, il faut bien choisir ses mots, et quoi de mieux que la littérature pour varier sa plume ?), voici une sélection de nos dix loréats* préférés du prix Goncourt (l’auteur, pas nécéssirement l’œuvre primée elle-même), par ordre chronologique.

Marcel Proust (1919, À l’ombre des jeunes filles en fleur)
André Malraux (1933, La condition humaine)
Elsa Triolet (1944, Le premier accroc coûte 200 fr)
Julien Gracq (1951, Le rivage des Syrtes) – mention spéciale pour avoir dit non
Simone de Beauvoir (1954, Les Mandarins)
Romain Gary / Émile Ajar (1956 et 1975, Les racines du ciel et La vie devant soi) – mention spéciale pour avoir remporté le prix deux fois alors que c’est interdit par le règlement
Patrick Modiano (1978, Rue des boutiques obscures)
Jean Rouaud (1990, Les Champs d’honneur)
Jean Échenoz (1999, Je m’en vais)
Joël Dicker (2012, Goncourt des lycéens, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert)

Et vous, quels sont vos Goncourts préférés ?

 

* : faute volontaire en hommage à la retransmission par LCI de la remise de cette année.