Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel

Top ten des pires publicités de Noël

 

Noël, comme chacun sait, c’est le temps de l’amour, des enfants, de la joie et du partage. Il devient alors compliqué d’expliquer ce qui a bien pu se passer dans la tête des créatifs à l’origine des publicités suivantes, qui témoignent soit d’un sens de l’humour horriblement mal tourné, soit d’une ignorance profonde du fonctionnement de la psyché humaine. Bien sûr, il ne s’agit là que d’une sélection ; Noël devenant de plus en plus commercial et étalé dans le temps, ces réclames sont loin d’être des cas isolés…

Avant de finir par quelques vidéos, quelques affiches à faire frémir :

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel1. Un commentaire est-il vraiment utile ?

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel2. Il y a vraiment un rush de Noël sur les pierres tombales ?

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel3. Rien ne dit plus “esprit de Noël” qu’un Père Noël qui se suicide.

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel4. D’un autre côté, mieux vaut le laisser se suicider, si l’alternative est de se faire attaquer par Godzisanta.

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel5. Dans la série “Le Père Noël est une ordure” : la version kleptomane et alcoolique.

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel6. De quelque façon qu’on décide de l’aborder, cette publicité contient beaucoup trop de sous-entendus…

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel7. Sans être la pire, i lfaut souligner deux choses : la version originale de cette réclame montrait des tétons très apparents (ici pixellisés) dans les années 50, où une cheville était considérée comme indécente. Et que diable fait le Père Noël ? Il saute en l’air pour faire admirer ses bottes ? Est-il en train d’arriver par la cheminée, ce qui veut dire que la charmante jeune femme l’attendait en petite nuisette transparente ? Ou bien se serait-il pendu pour échapper à tant d’imbécillité ?
Rappelons que cette réclame est pour du cirage.

Nostromo, agence de communication, vous propose un top ten des pires publicités de Noel

8. Déjà, soulignons qu’offrir une arme à Noël est rarement une bonne idée. En plus, l’idée est d’offrir des cadeaux aux autres, pas à soi-même. Et enfin, pour donner toute sa dimension à cet ovni, cette publicité date de 1939, année où le moral, c’est bien connu, était au plus haut.

9. Sans doute l’une des publicités télé les plus pénibles et dérangeantes de ces dernières années. D’un autre côté, elle est très efficace pour faire peur aux enfants, si on en croit les commentaires sur YouTube.

10. Pour notre dixième et dernier choix, nous vous proposons en fait trois possibilités : certains les trouveront drôles, d’autres horribles. C’est à vous de nous dire…

Peut-être un poil trop déprimante ?

Faire de l’humour, c’est bien, mais encore faut-il que les spectateurs ne s’en offusquent pas trop, ce qui a été le cas pour cette publicité. Si vous n’avez pas compris quelle est la marque, c’est Mr Kipling, qui produit des gâteaux.

Comme on dit dans la langue de Shakespeare : a bit too much jiggling, perhaps ?

Et avec tout ça, n’oubliez pas de passer un joyeux Noël !

Nostromo, agence de communication, s'interesse a la bulle de filtre

Sortir de la bulle (1/2)

la bulle de filtre menace tous les internautes, rapporte Nostromo, agence de communication

 

Depuis quelques années, au milieu de l’enthousiasme général généré par le web 2.0, participatif et social, quelques voix se sont élevées, pointant du doigt une déviance possible du phénomène de personnalisation grandissante de la toile : la « bulle de filtre » (filter bubble), expression consacrée par Eli Pariser en 2011.

L’idée est qu’avec l’arrivée des réseaux sociaux, des boutons « +1 » de Facebook, Google+ et autres, et leur exploitation pour orienter les choix de recherches, les utilisateurs sont de plus en plus entourés par des opinions proches des leurs, et de moins en moins confrontés à l’altérité. Un peu comme si internet, hyper-personnalisé, ne devenait que l’écho de son utilisateur.

Comme le rappelle la Technology Review du MIT : « de nombreuses études sociales montrent que les gens préfèrent consulter les informations avec lesquelles ils sont d’accord plutôt que celles qui s’opposent à leurs opinions. Ce problème s’aggrave quand les réseaux sociaux recommandent du contenu en fonction de ce que les utilisateurs aiment déjà, et de ce que les gens qui leurs ressemblent aiment également. »

Cette inquiétude n’est pas neuve : la capacité d’internet à rassembler des gens de même opinion où qu’ils soient dans le monde est depuis ses début saluée comme l’une des plus grandes qualités du réseau – et l’un de ses principaux dangers. Plusieurs personnes avaient déjà souligné un possible effet de clocher numérique : Robert Wright, Nicholas Negroponte, Cass Sunstein, ou encore Andrew Keen, pour n’en citer que quelques uns.

Cela n’est pas forcément gênant tant que cela ne concerne que des produits. Ça l’est plus quand les produits sont culturels (du moins, c’est notre point de vue chez Nostromo : découvrir des choses nouvelles est essentiel pour enrichir ses perspectives et sa communication) ; et c’est préoccupant quand il s’agit d’actualités et de débats de société.

Certains pourraient questionner la justesse de l’idée selon laquelle il faut être confronté à des opinions différentes de la sienne propre. La justification est pourtant simple : tant que nous vivons dans une société, autrement dit dans une organisation sociale dédiée à la continuation de notre existence et de notre culture, il faut bien supporter les autres, ce qui veut dire au minimum communiquer. Reste à trouver les moyens pratiques pour sortir de la bulle.

 

La suite après la nouvelle année !

L'agence de communication Nostromo continue d'examiner le rapport entre police de caractère et conviction

Toutes les polices n’ont pas la même force de conviction (2/2)

 

Vous pouvez lire la première partie ici

Pour le savoir, Errol a mené une expérience intéressante. Il a proposé à ses lecteurs un quiz, sur le thème « Êtes-vous pessimiste ou optimiste ? ». Le quiz comportait un texte (plutôt rassurant) et des questions du type « êtes-vous d’accord avec conviction, moyennement d’accord », etc. Ce qu’il n’a pas communiqué à ses lecteurs, c’est que tout le monde n’a pas eu la même version du quiz : si les textes étaient rigoureusement les mêmes, ainsi que les questions, la police utilisée changeait aléatoirement.*

Les polices de caractères ne convainquent pas de la meme facon, montre Nostromo, agence de communication l'agence de communication Nostromo s'interesse aux polices de caractetes et a leur effets sur le lecteurFig. 1

Le résultat, s’il était intuitivement prévisible, n’en reste pas moins étonnant. Chaque version du texte a montré plus ou moins le même ratio d’optimistes et de pessimistes (fig. 1, on remarque tout de même que Comic Sans est nettement moins convaincante) ; la réelle différence apparaît dans les résultats pondérés (une valeur numérique arbitraire est fixée aux réponse pour mieux montrer les différences : par exemple, une adhésion forte vaudra 5, une moyenne 3, etc.), où il apparaît que Baskerville est plus convaincante (remporte le plus d’adhésion forte) que les autres (fig. 2). Et la différence n’est pas négligeable, même si elle reste faible : comparé aux autres polices, Baskerville a 1,5% de plus d’adhésion forte. Comme le souligne le statisticien David Dunning, qui a travaillé avec Errol Morris, si ce chiffre était une augmentation de volume de vente, beaucoup de compagnies (surtout online) « tueraient pour ce résultat ». Ou, du moins, investiraient beaucoup d’argent dans des campagnes de communication, alors qu’un simple changement de police pourrait bien avoir un effet comparable.

Nostromo agence de communication le confirme : comic sans est bien la pire police pour convaincre ses lecteursFig. 2

L’étude souffre évidemment de son côté anecdotique, même si elle repose sur un panel de près de 45 000 personnes (mais qui sont toutes lectrices du blog du New York Times). Extrapoler ces résultats serait probablement une erreur (en tout cas, inutile de tous se précipiter sur Baskerville…**) ; mais ils sont une indication forte que le choix de la police de caractère va au-delà de l’esthétique. Nous conclurons par une autre anecdote, également instructive : Phil Renaud, bloggeur et webdesigner canadien, s’est aperçu que changer sa police de caractère a amélioré ses notes – tous les autres paramètres étant à-peu-près égaux par ailleurs. À bon entendeur…

Graphes créés par Benjamin Berman pour Errol Morris.

 

* Détail intéressant : un seul lecteur s’est douté que le quiz servait peut-être une autre fonction que tester l’optimisme. Ce qui lui a mis la puce à l’oreille : trouver un texte en Comic Sans sur le blog du New York Times…

** En revanche, on peut conclure sans trop se tromper que Comic Sans est à bannir, sauf pour des blogs contenant des images de chats – et encore. (En tout cas, ne surtout pas l’utiliser pour des communications scientifiques : cherchez sur Google pour Comic Sans et Boson de Higgs, vous verrez…)

L'agence de communication Nostromo se penche sur les polices de caractères et leurs effets sur le lecteur

Toutes les polices n’ont pas la même force de conviction (1/2)

Les polices de caractères n'ont pas le même effet sur les lecteurs, estime l'agence de communication Nostromo

Lorsqu’une agence de communication, comme Nostromo, se penche sur un nouveau projet, par exemple un site web ou un journal interne, les décisions à prendre en matière de design sont très nombreuses. L’une d’entre elle est le choix de la (ou des) police(s) de caractère.

Tout le monde ou presque est maintenant familiarisé avec ce problème, auparavant l’apanage des designers et des imprimeurs. Avec les traitements de texte modernes, chacun dispose d’un petit assortiment à sa disposition, et peut produire des présentations et CV truffés de Times New Roman, Comic Sans (pour avoir l’air décontracté), Helvetica (pour avoir l’air sérieux et design en même temps), et Arial, parce que tout le monde utilise Arial.

On peut ainsi rattacher à toutes les polices de caractères un ensemble d’adjectifs et de qualificatifs, qui touchent en général à des notions peu concrètes : élancée, moderne, ancrée dans le passée, qui évoque le western…* En revanche, il y a une question que personne ne s’est jamais posée, et à laquelle Errol Morris, réalisateur et écrivain, s’est intéressé dans un article publié sur le blog du New York Times : est-ce que la police de caractère influence la crédibilité du texte imprimé ? Autrement dit, une information imprimée en Arial a-t-elle une force de conviction supérieure à la même information imprimée en Tahoma** ?

La suite (et la réponse !) la semaine prochaine…

 

* Sans oublier la lisibilité, critère souvent oublié par ce que les codeurs actuels appellent la génération MySpace de bloggeurs, adeptes des couleurs criardes et des polices « qui ont l’air cool » (voir un exemple parfait ici). (Sont également concernés tout ceux qui pensent que WordArt est utile.) 

** WingDings et autres polices « à symboles » sont évidemment exclues, dans la mesure où l’information n’est plus directement accessible. Elles ont également le don d’avoir l’air complètement stupide, mais c’est un point de vue plus personnel.