L'agence de communication Nostromo examine les liens entre propagande et communication, partie 3

Propagande et communication, les deux faces de Janus (3/3)

L'agence de communication Nostromo examine les liens entre propagande et communication, partie 3

Fin de l’analyse des relations troubles entre propagande et communication, selon Nostromo, agence de communication (et donc hautement concernée par le sujet !)

La première partie est par , et la deuxième ici.

Pour les entreprises, la fin du basculement, en France, se produit à l’occasion des bouleversements de Mai 1968. Jusqu’alors, les revendications syndicalistes étaient principalement le fait des syndicats eux-mêmes, et avaient de révolutionnaire leur côté non officiel. Après que la création de sections syndicales dans les entreprises a été reconnue, leur message s’est retrouvé accueilli dans l’entreprise. Mais ce n’est pas ce qui a donnée le coup d’envoi de la communication en entreprise : c’est plutôt l’envie patronale d’avoir un outil à disposition pour pouvoir contrer les syndicats, ou, pour les plus progressistes, de les encadrer et de les intégrer.

C’est ainsi que naît la communication managériale. Mais il y a d’autres facteurs qui ont favorisé son apparition : la transformation progressive du patronat de figure paternaliste à gérant professionnel, l’envie de ré-enchanter l’entreprise après les déceptions du taylorisme à outrance… Et la suite de l’histoire, on la connaît.

Alors il est vrai que parfois, la différence entre propagande et communication semble n’être que sémantique. Et que notre époque, friande d’hyperboles, aime accuser les uns de propagandisme, tout applaudissant les autres qui exploitent les codes des affiches soviétiques pour faire la promotion de blockbusters hollywoodiens. Mais il ne faut pas oublier une chose : une propagande, au sens actuel du terme, ne supporte pas la concurrence et la multiplicité des sources. La communication, à l’inverse, tire son dynamisme de ces deux notions, particulièrement à l’ère des réseaux sociaux d’entreprise et du participatif à tout crin.

L'agence de communication Nostromo examine les liens entre propagande et communication, partie 2

Propagande et communication, les deux faces de Janus (2/3)

L'agence de communication Nostromo examine les liens entre propagande et communication, partie 2

Suite de l’analyse des relations troubles entre propagande et communication, selon Nostromo, agence de communication (et donc hautement concernée par le sujet !)

La première partie est par , et la dernière ici.

C’est en fait la Première Guerre Mondiale qui constituera le tournant. Abondamment utilisée par les deux camps, la propagande sera soit saluée comme la raison de la victoire, soit conspuée comme la cause de la défaite. C’est ce deuxième aspect qui va petit à petit s’imposer, aidé par des essais critiques (et par la révolution bolchévique en Russie). Progressivement, la propagande d’Etat acquiert sa connotation négative actuelle. Mais dans le débat qui fait alors rage, on s’attache peu à étudier les pratiques et les techniques : ce sont surtout les intentions qui sont jugées.

Au fur et à mesure que la propagande, sous toutes ses formes, devient indésirable, une nouvelle pratique se fait jour, d’abord au Etats-Unis : la communication. Elle est d’abord le fruit de l’innovation technologique : l’apparition de médias de diffusion de masse (radio et télévision) ainsi que le développement d’une culture mercantile pousse à la naissance de spécialistes du marketing, encore appelé promotion.

Nourrie par les sciences sociales, la promotion sa rationnalise rapidement : études de marché, études d’opinion… Et surtout, tout cela est le fait de sociétés indépendantes, non liées au pouvoir politique, qui fonctionne pour des biens de consommation. La communication, en tant que telle, devient une science ; et lorsque les politiques et autres mouvements sociaux y ont recours, ils doivent se plier à ses règles, et faire appel à ses acteurs – l’équilibre du pouvoir, si l’on peut dire, s’est inversé.

L'agence de communication Nostromo examine les liens entre propagande et communication, partie 1

Propagande et communication, les deux faces de Janus (1/3)

L'agence de communication Nostromo examine les liens entre propagande et communication, partie 1

Parfois, chez Nostromo, en tant qu’agence de communication, nous trouvons sain de se poser des questions difficiles. La relation ambivalente de la communication moderne et de la propagande est l’une d’entre elles, que nous attaquons aujourd’hui en trois parties (rien que ça)*. La question, sous sa forme la plus provocatrice, est la suivante : y-a-t’il une différence entre propagande et communication ?

Enfonçons d’abord les portes ouvertes : la propagande et la communication ont des points communs. Tout d’abord parce qu’elles poursuivent le même but : transmettre une information d’une façon déséquilibrée – cela parce qu’un aspect est favorisé par rapport aux autres sans nécessairement une justification rationnelle et logique, pour répondre à un besoin stratégique. De plus, souvent, on s’aperçoit que les techniques utilisées sont similaires : affiches, slogans, publications, rhétorique ajustable…

Pour pouvoir bien distinguer ces deux concepts, il est en fait indispensable de prendre une perspective historique ; sinon, on risque de tomber dans l’écueil classique mais peu éclairant du démocratie/bien/communication et dictature/mal/propagande, qui, sans être faux, a le double désavantage d’être manichéen et imprécis (la propagande n’a pas toujours été connotée péjorativement !). L’idée est en fait que la communication constitue un dépassement de la propagande.

L’une des premières formes de la propagande moderne est celle adoptée par le mouvement ouvrier et les premières organisations syndicales de la fin du XIXe siècle. Armées d’affiches, de tracts, de symboles – toutes choses que l’on qualifierait aujourd’hui d’outils de communication -, elle investit surtout la presse écrite. La deuxième forme, plus connue, est la propagande d’état, qui consiste à utiliser de moyens de communication de masse (en l’occurrence, la presse écrite) pour influencer l’opinion publique – une pratique rendue d’autant plus efficace par l’apparition de la psychologie des masses à la fin du XIXème siècle.

On le voit déjà, les formes et les outils adoptés par la propagande sont variés, et poursuivent des objectifs qui vont de l’information à l’endoctrinement. Mais, du moins à ce moment de l’Histoire, rien ne différencie vraiment propagande de communication – si ce n’est une chose : le deuxième concept n’existe pas vraiment en tant que tel.

Suite et fin respectivement par et par .

* : C’est vrai que nous avions promis un été léger, mais bon, hein, y’a bien un moment où les vacances, c’est fini !

10 faits interessants sur la langue francaise, par l'agence de communication Nostromo

10 faits intéressants sur la langue française

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Pendant l’été, vous le savez, nous programmons quelques divertissements au ton plus léger chez l’agence de communication Nostromo. Nous avons commencé avec du caviardage et de la musique ; cette semaine, nous continuons avec quelques petits faits rigolos et intéressants sur notre belle langue française. Rien de profond, rassurez-vous !

1. Le plus long palindrome de la langue française est ressasser. Pour ceux qui ne se souviennent pas, un palindrome est un mot que l’on peut lire dans les deux sens.

2. Squelette est le seul mot masculin qui se finit en ‘ette’.

3. Institutionnalisation est le plus long lipogramme en ‘e’. Cela signifie qu’il ne contient pas la lettre ‘e’.

4. L’anagramme de guérison est soigneur, comme quoi le langage fait bien les choses parfois…

5. Où est le seul mot de la langue fraçaise avec un ‘u accent grave’. Malgré cela, ce caractère à sa touche à lui sur les claviers !

6. Il existe quelques mots qui ne riment avec aucun autre : simple, quatorze, meurtre, monstre, belge, triomphe, quinze, pauvre, larme, ou encore goinfre.

7. Toujours dans les anagrammes intéressantes : indolore est l’anagramme de endolori.

8. Amour, délice et orgue ont la particularité d’être des mots féminins qui deviennent masculin au pluriel (ne nous demandez pas pourquoi). C’est aussi – et ce n’est pas une coincidence – le titre d’un des receuils de nouvelle d’Alphonse Allais.

9. Oiseaux est, avec 7 lettres, le mot le plus long dont aucune des lettres n’est prononcée telle quelle : o, i, s, e, a, u, x.

10. Quand à son singulier, oiseau, c’est également le plus petit mot de la langue française contenant toutes les voyelles ‘pures’ (le ‘y’ est un cas particulier : c’est à la fois une voyelle, une semi-voyelle et une semi-consonne, selon le son qu’il transcrit).

 

Si vous avez d’autre petit ‘factoïdes’ sur la langue française que vous voulez partager avec nous, n’hésitez pas ! Nous les publierons dans un prochain article…