L'agence de communication Nostromo explique comment faire de la publicite sans en faire avec le placement de produit

Placement de produit : la pub est dans le film

Un film peut couter très cher à produire. Acheter de l’espace publicitaire en prime-time TV aussi. La solution : le placement de produit. Cette technique de publicité met en avant ledit produit dans différents supports culturels (films, séries…). Le but de cette action est d’influencer le spectateur, en complément des moyens de communication traditionnels. La mise en avant peut également concerner une marque, on parle alors de placement de marque.

L’intérêt de cette pratique réside principalement dans l’association du produit au film. Prenons l’exemple de James Bond. Chaque volet dégage une image chic, glamour, aventureuse même si légèrement machiste (juste un peu). Dégustation de champagne, conduite de magnifiques voitures de sport, port de la montre de luxe obligatoire : les marques prestigieuses se bousculent pour saisir l’opportunité d’être vues, d’augmenter leur notoriété et d’améliorer leur image.

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Aston Martin…

Faire de la pub sans en faire par l'agence de communication Nostromo

…Omega…

L'agence de communication Nostromo explique comment faire de la publicite sans en faire

… et Bollinger sont des acteurs récurrents de la saga.

Si le product placement dans James Bond est plutôt bien intégré à l’histoire, il existe aussi des façons de faire beaucoup moins subtiles ! Rappelons-nous de Brad Pitt et sa cannette de Pespi dans Word War Z. Une scène très longue, un plan très rapproché sur la boisson, sans rapport direct avec l’intrigue et qui n’existe presque que pour montrer le soda.

le placement de produit explique par Nostromo, agence de communication

Brad a soif. Très soif. Probablement parce qu’il court tout le temps.

A l’inverse, on peut voir une marque tout le long d’un film, en gros plan et dans tous les sens, sans pour autant que cela soit gênant. FedEx, dans Seul au Monde, fait partie intégrante du scénario puisque le personnage principal y travaille – et les boîtes en carton figurent à l’écran de façon quasi-permanente.

Parfois le produit est une partie integrante de l'histoire selon Nostromo, agence de communication

Bon, en l’occurence, difficile de dire si le rôle joué par FedEx est positif ou négatif.

La technique du placement du produit parait être efficace et acceptée par le spectateur. En effet, 70% d’un public interrogé estime que l’apparition des marques à l’écran est « indispensable au réalisme des œuvres » : nous sommes confrontés à elles en permanence. Les sondés éprouvent même du plaisir à voir des produits qu’ils utilisent au quotidien. Cela leur permet de s’imprégner de la fiction, de s’identifier aux personnages et de valider leurs propres choix.

Ce procédé fonctionne tellement bien que l’usage des effets spéciaux est courant dans certaines séries pour pouvoir intégrer des publicités en post production (voire pourvoir les actualiser en cas de rediffusion).

le placement de produit permet de faire de la publicite non intrusive, estime l'agence de communication Nostromo

Intégration de la marque Gillette dans la série Boardwalk Empire.

Nostromo, agence de communication, explique le placement de produit

Avantage de la méthode : le traitement numérique permet de changer les marques à volonté.

Le placement de produit est donc une pratique largement utilisée par les annonceurs afin de promouvoir leur marque à un coup moindre (par rapport à la publicité classique). Elle est mieux reçue par les spectateurs que les spots TV car lorsqu’ils regardent un film ou une série, ils sont captifs, attentifs et intègrent le produit à l’image qu’ils voient, à la différence d’une coupure pub qui interrompt et parasite le visionnage (et qui sera le plus souvent zappée).

Nostromo, agence de communication, se penche sur les codes de la communication du luxe

Luxe et communication : sexe, paillettes et provocation

Le luxe… un monde qui se présente comme étant à part : les décors, les images, la musique… Chez Nostromo, agence de communication, nous nous sommes demandé comment faisaient ces marques pour se différencier des autres et quels étaient les codes de leur communication.

Le luxe est l’un des rares domaines dans lequel les campagnes peuvent jouer dans l’excès, voire dans la décadence ou la provocation. En effet, avez-vous remarqué que l’on a souvent à des campagnes pour promouvoir un produit qui, à première vue, n’ont rien à voir avec ledit produit ? Femmes dénudées, soumises, sexualisation de l’objet (on appelle ça le porno « chic », même si le terme de chic paraît un poil exagéré). Autant de situations qui paraissent inconcevables mais qui sont pourtant utilisées par la communication du luxe sans être censurées (bien qu’elles soient tout de même pas mal décriées).

Nostromo, agence de communication, se penche sur les codes de la communication du luxe La communication du luxe obéit a des codes precis, explique l'agence de communication Nostromo Non, franchement, vous imaginez une pub pour shampoing avec une affiche pareille ?

La décadence (presque) prônée, est devenu depuis quelques années une banalité : elle est acceptée et choque de moins en moins. Cependant, la sexualisation n’est pas le seul moyen de se distinguer pour les artistes du haut de gamme. Un courant récent veut « démocratiser » le luxe, le rendre proche des gens en utilisant leurs codes à eux. Rappelons-nous du dernier défilé de Chanel :

Dans la rue, loin des podiums habituels, s’apparentant à une manifestation : nous assistons à une mutation de la façon de présenter le haut de gamme. Ou, du moins, à un essai. Car vu les réactions face à cette dernière folie de Lagarfeld, cette méthode n’est pas un succès.

Il y a des marques qui savent rester glamour et dans les bons vieux codes de la communication du luxe : féérie, magie, beauté, réalisation de l’impossible… Cette manière de faire donne une impression de pérennité, de confiance, de valeurs inchangées depuis la fondation de la marque. Ce choix peut être perçu tel quel, de manière positive, mais également, plus négativement, comme un refus d’évolution vers de nouvelles tendances.

Le luxe communique sur la notion d'exception selon Nostromo, agence de communication L'exception est l'un des arguments principaux de la communication du luxe, epxlique l'agence de communication Nostromo

Nous trouvons donc deux élèves de la communication du luxe : les provocateurs et les classiques. Quelle que soit la méthode choisi par la marque, un seul mot d’ordre : l’exception. Même abordable, le luxe vous distingue du commun des mortels. Chacun son opinion sur la nécessité de dénuder des corps pour vendre des produits, mais chez Nostromo, nous pensons que sexualiser une bouteille de parfum ne soit pas véritablement associé au luxe…

 

Pourquoi les clowns ne font plus rire

Nostromo, agence de communication, s'interesse a l'image des clowns

Tous les clowns ne font pas peur (quoique…)

Curieuse destinée que celle de ces artistes de chapiteaux. Aujourd’hui, les clowns font les gros titres de la presse parce que des adolescents probablement attardés s’amusent à se grimer en augustes menaçants pour faire peur aux gens (une tendance assez minoritaire grossie par la loupe habituelle des réseaux sociaux). Et avoir peur des clowns est devenu à la mode : leur maquillage, leur humour « pas drôle »…

Pourtant, pendant des décennies, les clowns ont été des artistes moqués – après tout, c’est leur rôle – mais respectés. Certaines familles – car le métier se pratique souvent de père/mère en fils/fille – ont donné leurs noms aux cirques les plus respectés : les Zavatta, les Grüss, les Fratellini… Ils remplissent, dans le spectacle, un rôle bien précis : des moments de détente entre les numéros plus acrobatiques. Ils font rire le public grâce à un sens de l’humour très bien rodé et par essence absurde : gestes exagérés, entreprises vouées à l’échec, maladroit par essence… Mais aussi poésie, malice, et élégance – car il existe plusieurs types de clowns : le blanc, sérieux et digne du moins en apparence, l’auguste, coloré et burlesque, et le contre-pitre, version plus extrême encore de l’auguste. Comment, avec un tel historique, en est-on arrivé au clown d’aujourd’hui, déprimant et qui fait peur à tout le monde ?

La réponse – et c’est là que se justifie la présence de ce texte sur le blog d’une agence de communication, ce que nous sommes chez Nostromo – est que ces artistes de la gaffe ont complètement perdu le contrôle de leur image, surtout avec l’arrivée d’un nouveau média : le cinéma. Déjà, au début du siècle, l’auguste avait commencé à évoluer, avec l’apparition du clown pathétique, obligé de faire rire même quand il est triste ; ce glissement a donné ensuite lieu – selon la logique dérivative propre au rire – au clown pathétique car incapable de faire rire, un personnage qui apparaîtra dans plusieurs nouvelles. Mais c’est l’invention des frères Lumières qui va porter le coup de grâce aux humoristes des chapiteaux.

En fait, les clowns se sont fait déposséder de leur art. Il n’est pas exagéré de dire qu’ils ont donné naissance à Keaton, Chaplin, aux Three Stooges et aux frères Marx : en un mot, au slapstick. Le problème est que ces personnages, grâce au médium de la pellicule, peuvent offrir le même humour que les clowns, mais à une échelle supérieure : plus d’effets spéciaux (par exemple la chute de la maison sur Buster Keaton), des lieux qui changent, plus de folie presque… Du coup, dans le même temps, les augustes apparaissent ringards. Au point que l’on trouve déjà, dans Dumbo de Walt Disney (1941), des clowns mal intentionnés et qui sont déjà au bas de l’échelle du cirque. Il ne faut pas oublier non plus le personnage du Joker, dans Batman, qui utilise le même type de maquillage, et associait ainsi chapiteau, folie et mal… Les Clowns, de Fellini, enfoncera définitivement le clou dans le cercueil en 1971. La dernière transformation arrivera avec Ça, de Stephen King, paru en 1986, où la créature titulaire aime particulièrement se déguiser en auguste avec des crocs et des griffes. Le livre, qui connaît un succès planétaire – il a été le livre le plus vendu aux Etats-Unis en 1987 – ajoutera une nouvelle dimension au personnage : la terreur. L’œuvre – et son adaptation télévisuelle – est maintenant rentrée dans la psychée populaire, au point que si l’on tape clown dans Google image, les premières images que l’on trouve sont celles de Grippe-Sou. Autant dire que la reconquête s’annonce difficile…

Pourquoi est-ce que le rouge vous donne faim

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La communication est le métier de l’agence Nostromo. Cela ne nous empêche pas de nous intéresser quelque peu aux us et coutumes du marketing, comme vous aurez pu le remarquer vu les sujets abordés sur ce blog… Par exemple, vous êtes-vous demandé pourquoi la plupart des restaurants ont des logos qui utilisent beaucoup le rouge ? La réponse – la question est évidemment biaisée – est que les couleurs ne sont pas anodines : elles véhiculent des idées, des ambiances, des concepts, qui vous influencent sans que vous vous en rendiez compte. D’où la nécessité d’un petit décryptage de l’usage des couleurs par les marques pour influencer le comportement des consommateurs et poser leur identité.

Il n’existe pas vraiment d’explication rationnelle aux associations entre couleurs et émotions – ou plutôt, il y en a beaucoup, ce qui fait qu’il est difficile de pointer du doigt un facteur en particulier : il s’agit en fait d’un mélange d’habitudes culturelles, de références (jaune=soleil=blé, par exemple), de température (chaude ou froide)… Ce qui est sûr, c’est que plus une couleur est utilisée dans un registre, plus on aura l’habitude de l’y associer.

Un logo, un packaging, un nom … ces éléments sont représentatifs de l’image que souhaite avoir une marque, et c’est pourquoi il ne faut pas les négliger. En effet, le consommateur sera attiré par la couleur et ce qu’elle représente avant même de s’intéresser au produit. Par exemple :

  • Le bleu est un symbole de confiance et de sécurité. Il est souvent utilisé pour ce qui concerne l’énergie ainsi que pour les transports aériens.Air France - logo EDF - logo
  • Le rouge est une couleur énergique, qui capte l’attention, mais qui peut également évoquer l’agressivité. La restauration, la technologie et les marques de voiture en font leur couleur favorite.McDo - logo Kia - logo
  • Le noir et le gris connotent le prestige et la durabilité. C’est ainsi que l’on retrouve beaucoup ces couleurs froides pour représenter les grandes maisons de mode.Dior - logo
  • Le jaune ou l’or symbolisent la lumière, la motivation et la créativité. Ces teintes sont moins utilisées que les autres mais occupent tout de même une belle place dans le secteur de l’énergie.Shell - logo Direct Energie - logo

On pourrait continuer la liste pendant encore longtemps, en continuant de lister divers clichés dont nous sommes plus ou moins conscient : le rose est pour les filles, le vert est pour le bien-être et l’argent (depuis le dollars et la tapis de poker…) Vous l’aurez compris, ces choix ne sont en rien irréfléchis et permettent au consommateur de situer (inconsciemment) un produit ou une marque. Il est par ailleurs intéressant de noter que selon la civilisation et l’Histoire locale, les signification des couleurs ne sont pas les mêmes (par exemple, il est connu de tout le monde que le blanc, associé à la pureté en Occident, est associé à la mort en Orient). Ce qui pose pour les marques un challenge nouveau, puisque dans nos marchés mondialisés, il faut pouvoir choisir des couleurs qui fonctionneront de la façon voulue partout… C’est un peu le même problème pour les noms : certains sons et mots ont décidémment des connotations peu désirables dans certains pays. Un sujet qui méritera d’être traité dans nos colonnes un jour prochain…