L'agence de communication Nostromo donne des outils pour mesurer l'impact de ses reseaux sociaux

Pour améliorer, il faut mesurer (1/3)

Les réseaux sociaux sont la nouvelle coqueluche de la communication. Et avec raison : leurs avantages sont multiples, comme nous avons pu le signaler par le passé. Mais il ne suffit pas de les utiliser. Comment mesurer votre impact sur les réseaux sociaux et être assuré d’aller dans la bonne direction avec les bons outils ?

L'agence de communication Nostromo donne des outils pour mesurer l'impact de ses reseaux sociaux

Il est, bien entendu, possible de proposer un rapport «light» à votre supérieur hiérarchique (responsable communication ou marketing) ou à votre client, du type :

Semaine « habituelle » Semaine « animée » Taux de
variation
Objectifs à atteindre
Nombre de visites sur le site 40 105 + 265 % +100 %
Nombre de visiteurs uniques 30 87 + 290 % +100 %
Nombre de pages vues par visite 1,8 5,58 + 310 % +100 %
Durée moyenne d’une visite 20 secondes 4,04 minutes + 1 212 % +100 %
Nombre de nouveaux visiteurs 30% 65% + 216 % +100 %
Taux de rebond
(abandon dès la 1ère page)
50% 36% – 72 % – 50 %

(Pour info, c’est le premier rapport de CM que nous avons fait… nous avons progressé depuisJ)

Nombre d’abonnés, de likes, de followers, etc.

Tous les réseaux ou médias sociaux affichent le nombre de fans ou de followers qui aiment vos publications. Cet indicateur basique permet de situer votre compte par rapport à vos concurrents et donc de mesurer votre audience sociale. Cette information est indispensable : c’est le niveau 0 de la mesure sociale.

Cependant, elle n’est pas suffisante et d’autres outils complémentaires sont nécessaires pour étudier le comportement et l’engagement de votre cible en interaction avec votre marque, ou votre entreprise, ou tout simplement de votre opinion. Citons, par exemple, la participation, l’interaction, le partage, l’échange, les notifications…

La mesure de la participation résume l’interaction entre votre cible et vos campagnes de marketing social. Elle existe sous différentes formes : un commentaire sur un blog, un like sur Facebook, un retweet ou un « fav » sur Twitter, une discussion agitée avec le Community Manager choisi pour représenter votre marque, etc.

Il y a plusieurs niveaux d’interaction : un « like » sur votre page Facebook aura moins d’impact qu’un billet repris sur un blog influant évoquant votre campagne, votre produit, votre idée… En tant que marque, il y a peu de chance pour qu’une « star » suive et assume de vous supporter sans contrepartie aucune. Il vous faudra donc miser sur le volume de votre communauté.

Le partage joue un rôle prépondérant dans la diffusion de vos campagnes. Il faut donc l’évaluer correctement pour en saisir l’impact sur les plateformes sociales.

Il existe des dizaines d’outils de mesure de la participation, de l’engagement de votre cible. Tous ne sont pas nécessaires, mais ils donnent une image vraie de votre positionnement social sur internet. Nous avons choisi de vous en montrer quatre.

La suite la semaine prochaine.

L'agence de communication Nostromo examine les exces de la communication politique

Quand la communication politique dérape

Récemment, le maire de Bézier s’est fait remarquer pour deux magnifiques affiches qui ont créé une certaine polémique. La première montre fièrement le nouvel « ami » de la police municipale, à savoir un pistolet automatique.

L'agence de communication Nostromo examine les exces de la communication politique

En général, ce sont les psychopates qui, dans les films, appellent leurs armes leurs amies.

Suite à l’esclandre publique, le maire a réitéré avec cette deuxième version :

la communication politique se radicalise imperceptiblement, estime Nostromo, agence de communication

Notons que la formulation est suffisament ambigüe : les milliers d’amis, ce sont les flingues, ou les votants ? Et ont-ils votés pour l’affiche, ou pour le fait d’équiper la police de semi-automatiques ?

Depuis, la polémique semble s’être calmée, sans plus de vagues que cela. Mais ces affiches sont symptomatiques d’une escalade progressive dans la communication politique. Depuis l’arrivée des réseaux sociaux, une nouvelle communication a vu le jour : ni officielle, ni « off », mais un peu entre les deux, plus offensive et plus personnelle. Le fameux tweet de Valérie Trierweiler en était un exemple. Petit à petit, encouragés par le succès de ce ton moins diplomatiques, les politiques relâchent un peu leur diplomatie. Faut-il pour autant craindre l’arrivée de publicités comme on peut en voir régulièrement aux Etats-Unis ? Ces « attack ads » – littéralement publicité d’attaque – vont loin, très loin, comme en témoigne les vidéos ci-dessous.

En France, et dans d’autres pays, il existe encore, heureusement, des remparts légaux contre de tels excès. Mais ces protections ne concernent que les médias classiques, ce qui laisse ouvert aux politiques d’aujourd’hui un immense terrain de jeu : internet. Les Anglais s’en sont d’ailleurs déjà aperçu. Youtube a vu arriver un certain nombre de spots publicitaires qui, sans être forcément très agressifs, partageaient un même point commun : elles ont été financées par les partis politiques – alors que les messages financés par les partis sont interdits sur la radio et la télévision -, et qui du coup ont pu bénéficier de tous les avantages associés à la diffusion sur le net, notamment le ciblage précis du public. Un précédent dangereux, qui pourrait bien agiter nos prochaines élections.

Pour changer un peu de ton, et se distraire, un autre retour en arrière en terme de communication politique est celui effectué par les équipes du président Poutine. Ses photos torse nu, volant avec des oiseaux en ULM, chassant le tigre, et tant d’autres – devenues pour la plupart des memes – témoignent d’une communication basique sur le thème de l’homme viril et fort. Un classique. Là où les choses atteignent des nouveaxu sommets, c’est lorsque des jeunes Russes (en général à poitrine généreuse) en tenues plus ou moins révélatrices affirment leur dévotion au président (qui a rappelons-le plus de 60 ans), soit en lui faisant un gâteau, en déchirant leur T-shirt, ou en organisant, une séance de nettoyage de voiture (uniquement de marque russe, hein).

Rien de mieux que des filles en bikini pour montrer qu'on est un homme viril...

Et non, ce n’est pas une blague…

Enfin, pour terminer notre plongée dans le grand guignolesque, voici pour le plaisir une autre compilations de campagnes américaines particulièrement étranges, plus nos favorites : l’Oncle Sam pervers contre Obamacare. Bons cauchemars !

 

 

 

Nostromo, agence de communication, s'insurge contre l'abus des 50 nuances....

Arrêtons avec les « 50 nuances de… »

Offrir un cadeau est de plus en plus la norme pour la Saint Valentin. Cette année, pour la fête des amoureux, le choix est plus vaste que d’habitude, grâce à – ou à cause de, c’est selon – 50 nuances de Grey, le nanar érotico-capitaliste qui occasionne une fièvre presque malsaine dans les cinémas.

Et avec le succès, vient sa rançon – en l’occurrence, la multiplication effarante de produits dérivés divers, et en l’occurrence, le mot divers est faible. Tout y passe, avec des slogans à l’avenant.. Chez Nostromo, en tant qu’agence de communication, nous savons que se raccrocher à un phénomène culturel par des allusions plus ou moins fines est une pratique ancienne et qui a fait ses preuves. Encore faut-il l’appliquer avec discernement.

Si certains s’en tirent avec humour (les fabricants de peinture, pour la plupart), l’immense majorité des slogans et produits témoignent d’un effort de réflexion avoisinant celui d’un hamster catatonique. Ce qui nous pousse à demander que l’on arrête d’utiliser ce qui est en passe de devenir une expression du langage courant – ne serait-ce que par dignité. La petite sélection ci-dessous devrait servir d’argumentation.

On commence soft, avec du vin, qui reprend le fameux 50 nuances. Pour plus de précision, 10-vins est le noms de la compagnie, car il s’agit ici de vendre du vin au verre à domicile.

Nostromo, agence de communication, s'insurge contre l'abus des 50 nuances....

Et encore, il existe même du vin estampillé 50 shades of Grey, qui présume-t-on donne envie de se mordiller les lèvres.

On continue avec le cours de gym à thématique S&M, parce que pourquoi pas, après tout ?

Nostromo, agence de communication, s'insurge contre l'abus des 50 nuances....

On remarquera que plus la personne est loin de l’objectif, moins son costume est travaillé.

Ensuite, viens l’ours en peluche, version Christian Grey, c’est-à-dire avec le costume, la cravate, le masque et les menottes. La question – brûlante – que l’on ne peut s’empêcher de se poser : pourquoi un ours en peluche ? Pour que les enfants le trouve mignon ?

Nostromo, agence de communication, s'insurge contre l'abus des 50 nuances....

Le pauvre n’avait pas demandé cela.

De plus en plus classe, voici maintenant la barboteuse, car tant qu’à s’attaquer aux enfants, hein…

Nostromo, agence de communication, s'insurge contre l'abus des 50 nuances....

Existe aussi en version matelas à langer, pour les amateurs.

Les deux suivants plongent carrément dans le ridicule et l’opportunisme, puisqu’ils n’ont vraiment aucun rapport avec le livre, le film, les personnages, ni même le S&M mis à part quelques mauvais jeux de mots en couverture :

 

Nostromo, agence de communication, s'insurge contre l'abus des 50 nuances....

Le jeu de mot, là, c’est l’utilisation de “Bound” : l’expression to be bound veut dire “va certainement”, ainsi que “être attaché avec une corde”.

 

 

Nostromo, agence de communication, s'insurge contre l'abus des 50 nuances....

Le jeu de mot est… le même. Mais tout est toujours plus drôle avec un poulet.

Ce qui est remarquable, c’est que ce ne sont pas les mêmes maisons d’éditions.

Pour la fin, Nostromo vous a gardé le meilleur. Même pas de jeu de mot, juste “50 nuances de” collé avant le produit, qui est on ne peut plus éloigné de l’univers torride du film, et une vague  utilisation de l’adjectif naughty, pour coquin : voici la lessive Fifty Sahdes of Surf.

Nostromo, agence de communication, s'insurge contre l'abus des 50 nuances....

 

Nostromo, agence de communication, revisite la communication de l'espace

Ce n’est pas demain qu’on mettra les pieds sur Mars

 

Nous avions déjà chez Nostromo, agence de communication, abordé le thème des relations entre la communication et la conquête de l’espace.

Depuis, il semblerait que l’espace ait repris du poil de la bête : entre la découverte de planète en-dehors du système solaire, le charisme de l’astronaute Chris Hadfield, la réussite de la sonde Rosetta (réalisons tout de même que poser une sonde sur un astéroïde en mouvement n’est pas une mince affaire), l’espace est revenu, pendant quelques semaines, sur le devant de la scène, avec des nouvelles scientifiques mais qui n’oubliaient pas pourtant de nous faire rêver.

Et puis, malheureusement, les mauvaises habitudes ont repris le dessus, ce qui nous amène à, par exemple, cette affiche, qui – on ne le soulignera jamais assez – est l’affiche officielle de la prochaine mission de la station spatiale internationale.

Nostromo, agence de communication, revisite la communication de l'espace

Si, si…

 

Ce ne pourrait être qu’un clin d’œil d’ancien geeks – et, pour les astronautes en question, c’était probablement l’idée -, mais c’est symptomatique d’un retour à une communication jouant plus sur les codes du clic à tout va et de la pop culture que d’une vulgarisation bien pensée.

Le principal coupable : Mars One, la mission lancée par une organisation néerlandaise, avec pour objectif affiché l’envoi de premiers colons sur la planète rouge d’ici 2025. Ces derniers temps, une avalanche d’articles sur le thème « rencontrez les candidats sélectionnés » sont apparus sur la Toile, le processus de sélection ayant franchi un nouveau cap. Il ressort, de la lecture de ces divers portraits, deux éléments. Tout d’abord, les heureux élus (?) n’ont pour la plupart aucune expérience en la matière, et si certains ont un profil qui pourrait correspondre à ceux de colons (avec des connaissances en médecine, mécanique, biologie…), ils sont rares. Deuxième élément, et non des moindres : les technologies nécessaires à la réussite de la mission sont loin d’être au point. Autrement dit, le tout ressemble de plus en plus à un gigantesque casting pour un show (l’idée, rappelons-le, est que l’entraînement des candidats sélectionnés fera l’objet d’une télé-réalité) qu’à une tentative sérieuse de pousser l’humanité vers le prochain stade de la conquête spatiale.

Au final, le résultat est doublement contre-productif. D’un côté, certains sont affligés de voir l’intérêt porté à une entreprise sans lendemain ; de l’autre, les missions spatiales sérieuses souffrent de leur sécheresse et de leurs objectifs « raisonnables » en comparaison. Heureusement, dans tout ça, il reste quelques lueurs d’espoir, par exemple la reprise de la série Cosmos*, présenté par Neil Degrasse Tyson, qui ne saurait être trop conseillée.

*  Seul élément incompréhensible : la série est produite par la Fox, à savoir la chaîne de télévision américaine qui a connu une soudaine notoriété en France suite aux fameuses « no-go zones ».