Pourquoi les assistants vocaux ont du succès

Si, récemment, Alexa (d’Amazon) faisait parler d’elle à cause de ses fous rires intempestifs (et inquiétant), le succès des asistants vocaux semble être une tendance durable du marché des objets connectés. Au-delà du gagdet technologique, et de ce qu’il représente pour le marché, toujours en développement, de la Smart Home, ces nouveaux acteurs dans les foyers offrent aux marques de nouvelles façon de communiquer avec leurs clients – et aux clients, de nouvelles façon d’interagir avec les marques et les services. Encore faut-il savoir ce que les consommateurs recherchent lorsqu’ils acquièrent un assistant vocal. Nostromo, agence de communication, vous propose en une infographie d’explorer leurs envies et leurs motivations.

Bonne lecture !

La tête dans les étoiles

Comme tous les été, vous avez sûrement vu passer, dans la presse, des articles annonçant la nuit des étoiles filantes – les Perséïdes, ainsi appellée parce qu’elles semblent venir d’un point précis de la constellation de Persée. Un phénomène annuel, dû au passage de la Terre dans les restes de poussière de la queue de la comète Swift-Tuttle…

Et pour vous y préparer, nous nous sommes dit, chez Nostromo, que se réaclimater avec les merveilles du ciel nocturne était nécessaire (ce n’est jamais une mauvaise idée que de prendre un peu de recul et de se souvenir de ce qu’est notre situation dans le cosmos). Et heureusement, la NASA, dans sa grande gentillesse, a décidé de partager avec le monde entier un véritable trésor : ses photos et vidéos, toutes acessibles depuis en ligne. Un site sur lequel il est possible de passer des heures… comme le prouve les quelques photos suivantes.

Bonne balade céleste !

Des films à gogo pour les marmots

 

En l’honneur des grandes vacances d’été, nous avons décidé de sortir un peu du champ de la communication. Un problème récurrent (du moins si nos souvenirs d’enfance sont exacts) de nos chères têtes blondes (pourquoi blondes ?) est la propension à s’ennuyer facilement. Certes, la télévision et le téléphone portable (s’ils en ont un) sont des solutions toutes trouvées, mais ne serait-il pas plus agréable de 1) pouvoir regarder quelque chose avec eux, et en faire une activité partagée et 2) qu’ils puissent regarder autre chose que des films idiots sur Youtube, leur fil Facebook ou leurs stories sur Snapchat ?

Heureusement, il existe un site taillé pour cela : film-pour-enfant.com. Portée par une association dédiée, fruit de la rencontre de producteurs de court-métrages et d’instituteurs, le site propose – en accès libre – une large palette de contenu, que nous n’hésiterons pas à qualifier de plus artistiquement intéressant que la n-ième dérivation de Dragon Ball. Il y en a pour tous les âges, ou presque, et le site a l’avantage en plus de proposer des contenus qui viennent soutenir les programmes scolaires, d’autres plus artistiques, plus absurdes, poétiques… Il y a l’embarras du choix.

Alors n’hésitez pas : cet été, occupez vos marmots avec un contenu culturel de qualité !

Nostromo, agence de communication, s'amuse avec Face App dans un musée

Un sourire fait toute la différence

Nous nous sommes dit, chez l’agence de communication Nostromo, qu’un peu de détente avant les ponts serait la bienvenue. Et quand nous sommes tombés sur la série de photo, géniale, d’Olly Gibs (un graphiste et designer travaillant pour Esquire), nous n’avons pas pu résister (il crédite sa petite amie pour l’idée). Ce dernier a utilisé une application qui fait fureur en ce moment, appelée FaceApp. Cette dernière permet, à partir d’une photo de visage, d’appliquer quatre “filtres” un peu spéciaux : rajeunissant, vieillissant, en ajoutant un sourire, et en changeant de genre (masculin > féminin et inversement). Vous avez probablement d’ailleurs déjà rencontré des images issues de cette application ; elles sont en moyenne plutôt convaincante, même s’il est rare que les 4 filtres fonctionnent tous sur la même photo (il y a en toujours un qui ne ressort pas bien).

Olly Gibs (et sa petite amie, donc) on eu l’idée géniale d’utiliser le filtre “sourire” sur… les portraits, plutôt solennels, du Rijksmuseum d’Amsterdam. Le contraste entre le sérieux et la qualité de l’exécution des maîtres flamands et néerlandais et le sourire, souvent crédible (ce qui est assez surprenant) mais avec ce je-ne-sais-quoi de décalé, est tout bonnement délicieux. Admirez :

 

On ne sait pas pour vous, mais nous, ça nous remplit d’allégresse. Maintenant, qui est volontaire pour aller faire la même chose au Louvre ?

Les règles inconnues du langage

Cela fait déjà quelque temps que nous avions repéré, chez l’agence de communication Nostromo, un article de la très excellente rubrique Word’s worth de la BBC, et que nous travaillons, à nos heures perdues, à explorer la question soulevée par l’article pour notre propre langue. Mais nous ne résistons pas au plaisir de citer l’article d’origine, qui en plus d’être très instructif, est également très bien écrit…

Vous trouverez l’article original ici.

 

The language rules we know – but don’t know we know

By Mark Forsyth, 8 September 2016

 

Mark Forsyth tasted internet fame this week when a passage from a book he wrote went viral. He explains more language secrets that native speakers know without knowing.

Over the weekend, I happened to go viral. Or rather a single paragraph from a book I wrote called The Elements of Eloquence went viral. The guilty paragraph went like this:

“Adjectives in English absolutely have to be in this order: opinion-size-age-shape-colour-origin-material-purpose Noun. So you can have a lovely little old rectangular green French silver whittling knife. But if you mess with that word order in the slightest you’ll sound like a maniac. It’s an odd thing that every English speaker uses that list, but almost none of us could write it out.”

English speakers love to learn this sort of thing for two reasons. First, it astonishes us that there are rules that we didn’t know that we knew. That’s rather peculiar, and rather exciting. We’re all quite a lot cleverer than we think we are. And there’s the shock of realising that there’s a reason there may be little green men on Mars, but there certainly aren’t green little men. Second, you can spend the next hour of your life trying to think of exceptions, which is useful as it keeps you from doing something foolish like working.

Actually, there are a couple of small exceptions. Little Red Riding Hood may be perfectly ordered, but the Big Bad Wolf seems to be breaking all the laws of linguistics. Why does Bad Big Wolf sound so very, very wrong? What happened to the rules?

Ding dong King Kong

Well, in fact, the Big Bad Wolf is just obeying another great linguistic law that every native English speaker knows, but doesn’t know that they know. And it’s the same reason that you’ve never listened to hop-hip music.

You are utterly familiar with the rule of ablaut reduplication. You’ve been using it all your life. It’s just that you’ve never heard of it. But if somebody said the words zag-zig, or ‘cross-criss you would know, deep down in your loins, that they were breaking a sacred rule of language. You just wouldn’t know which one.

All four of a horse’s feet make exactly the same sound. But we always, always say clip-clop, never clop-clip. Every second your watch (or the grandfather clock in the hall makes the same sound) but we say tick-tock, never tock-tick. You will never eat a Kat Kit bar. The bells in Frère Jaques will forever chime ‘ding dang dong’.

Reduplication in linguistics is when you repeat a word, sometimes with an altered consonant (lovey-dovey, fuddy-duddy, nitty-gritty), and sometimes with an altered vowel: bish-bash-bosh, ding-dang-dong. If there are three words then the order has to go I, A, O. If there are two words then the first is I and the second is either A or O. Mish-mash, chit-chat, dilly-dally, shilly-shally, tip top, hip-hop, flip-flop, tic tac, sing song, ding dong, King Kong, ping pong.

Why this should be is a subject of endless debate among linguists, it might be to do with the movement of your tongue or an ancient language of the Caucasus. It doesn’t matter. It’s the law, and, as with the adjectives, you knew it even if you didn’t know you knew it. And the law is so important that you just can’t have a Bad Big Wolf.

Tense situations

It’s astonishing quite how expert you are at the English language. There are so many tenses you can use without even thinking about it, and almost certainly without being able to name them. It depends how you count them, but there are about 20 that you deploy faultlessly. The pluperfect progressive passive for an extended state of action that happened to you prior to another action in the past is, when you put it like that, rather daunting. But then you’d happily say “I realised I’d been being watched” without breaking sweat or blinking. Think how daunting this is for people learning English. The teacher has to explain to them that the English don’t usually use the present tense for things that are happening in the present. “I brush my teeth” doesn’t mean that you’re doing it right now, it just means that you do it regularly. For things that are actually happening right now you use the present progressive “I’m brushing my teeth” (but only if you can speak with your mouth full).

And having learnt that you then have to learn that there are certain exceptions, like the verb ‘to think’ used as an auxiliary, as in “I think you’re right”. This is why, incidentally, lots of non-native speakers will use phrases like “I am thinking that you are right”. It sounds faintly comic to us, but we had years and years and years of immersion learning just to get all these subtleties. And English is complex and weird. We actually have a tense called the Future Present. Imagine having to learn that. But for us it’s just “The train leaves tomorrow.”

Some rules we really should know. It’s surprising and dispiriting how many English people don’t know the rules of stress, because that’s how all our poetry works. It’s quite easy really, and we can hear it in other languages. Everyone knows that Italian has rhythm, it goes MAM-a MI-a BUON-a SER-a. But so does our language. And that’s how verse works. I can illustrate with my favourite limerick (or at least my favourite clean one). Try reading this aloud:

There was a young man from Dundee
Got stung on the leg by a wasp
When asked does it hurt
He said ‘Yes it does.
‘I’m so glad it wasn’t a hornet.’

That has no rhymes, but it still works as a limerick because rhymes aren’t nearly as important as rhythm. And the rhythm goes:

de-DUM-de, de-DUM-de, de-DUM
de-DUM-de, de-DUM-de, de-DUM
de-DUM-de, de-DUM
de-DUM-de, de-DUM
de-DUM-de, de-DUM-de, de-DUM-de

Which only works because we know to pronounce Dundee as ‘dun-DEE’, and not to rhyme with Grundy or the Isle of Lundy. It’s the subtle difference when we record a record or present a present or tell a rebel to rebel. It’s a difference that is very hard for people to learn, and is the main reason that, in a strong French accent, there’s no difference between happiness and a penis.

English is an immensely complicated language to get right, and native speakers often have no idea of its strangeness. We understand the sentence “I can’t put up with the guy I’m putting up at my house, his put-downs really put me out and I’m feeling put-upon”. Or “I’m doing up my house and it’s doing me in.” Literally, that should mean “I’m performing my house skywards and it’s performing me towards the interior”. These are called phrasal verbs and they are the nightmare of every would-be English speaker. Somebody once said of Ian Fleming that he got off with women because he couldn’t get on with them. To us that’s a simple joke, to a learner who also has to get through, get by, get down, get with it, get up… it does their head in.

English is largely made up of the rules we don’t know that we know. And actually the rules we know we know are a rarity. We can cling to a few of them at least. At least we all know that we know that adjectives have comparatives and superlatives. Big, bigger, biggest. Hot, hotter, hottest. Easy, easier, easiest. It’s comforting. It’s reliable. It’s something we know that we know.

But can you do it with an adjective that’s three syllables long?

Curiouser and curiouser.

 

Mark Forsyth is the author of The Elements of Eloquence: How to Turn the Perfect English Phrase

 

 

Merci Mark…

l'agence de communication nostromo communique sur l'academie francaise

Les nouveaux mots sont arrivés

Dans sa lutte incessante contre les anglicismes de tout poil, l’Académie française – par l’intermédiaire de la Commission générale de terminologie et de néologie – vient de frapper un grand coup, en officialisant les traductions pour un certain nombre de mots et d’acronymes issus du monde du jeu vidéo, de la vidéo à la demande… Bref, un secteur hautement phagocyté par la (toujours perfide selon les Académiciens) Albion.

l'agence de communication nostromo communique sur l'academie francaise

Voilà la liste des nouveaux mots officiels (parus au Journal Officiel) :

  • alternate reality game (ARG) mais jeu vidéo à réalité intégrée (JRI)
  • binge viewing ou binge watching mais visionnage boulimique
  • casual game mais jeu grand public
  • casual gamer mais joueur, -euse occasionnel, -elle
  • electronic sell through (EST) mais vidéo à la demande en téléchargement définitif (VADTD) ou VAD en téléchargement définitif
  • fact checking ou reality check mais vérification des faits
  • first person shooter (FPS) mais jeu de tir en vue subjective (JTS)
  • game level ou level mais niveau de jeu
  • game level designer ou level designer mais concepteur, -trice de niveaux de jeu
  • hardcore gamer mais hyperjoueur, -euse
  • hardcore gaming mais pratique intensive
  • massively multiplayer online game (MMOG) ou MMO game (MMOG) mais jeu en ligne multijoueur de masse (JMM)
  • massively multiplayer online role playing game (MMORPG) mais jeu de rôle en ligne multijoueur de masse (JRMM)
  • subscription video on demand (SVOD) mais vidéo à la demande par abonnement (VADA)
  • third person shooter (TPS) mais jeu de tir en vue objective (JTO)
  • video on demand (VOD) mais vidéo à la demande (VAD).

Quant à savoir si ces mots seront utilisés, c’est une autre paire de manche ; la traduction arrive probablement trop tard, du moins pour la génération actuelle de praticiens du web et des jeux en ligne (mel, par exemple, est toujours très peu utilisé). Sans compter que certaines nouveautés peuvent prêter à confusion. Il ne faudrait pas ainsi confondre les journalistes reporter d’image avec les jeux vidéo à réalité intégrée, la vente à distance avec les vidéos à la demande, ou encore un jeu en ligne multijoueur de masse avec Jean-Marc Morandini (même si ce dernier cas semble, avouons-le, peu probable).

le mot de l'anne est post verite, explique l'agence de communication Nostromo

Le Mot de l’Année 2016 est…

Tous les ans, les dictionnaires anglais Oxford choisissent un « mot de l’année ». Au passage, signalons qu’ils ne sont pas les seuls, la pratique étant répandue un peu partout. Mais la raison pour laquelle, chez l’agence de communication Nostromo, nous avons porté notre attention sur ce mot de l’année en particulier est parce qu’il nous semble d’une portée particulière, puisqu’il ne décrit pas simplement un événement majeur, mais un véritable glissement de valeur dans l’utilisation même du langage (nous aurons certainement l’occasion de revenir sur ce sujet plus tard dans l’année).

Après, nous confie l’Oxford Dictionnary, des débats nombreux (et possiblement un peu houleux), leur choix s’est en effet porté sur « post-truth » (« post-vérité »), un adjectif défini comme « se rapportant à ou dénotant des circonstances dans lesquelles les faits objectifs sont moins influents dans la formation de l’opinion publique que les appels à l’émotion et la croyance personnelle ».

Le concept, en soi, n’est pas nouveau : le mot existe depuis au moins une dizaine d’années. Mais son utilisation cette année a connu une forte hausse, au moment du Brexit et tout le long de la campagne présidentielle américaine.

le mot de l'anne est post verite, explique l'agence de communication Nostromo

Le terme est maintenant indispensable pour les commentateurs politiques de l’autre côté de l’Atlantique (rejoint maintenant par une nouvelle création des équipes de communication de Trump, les « faits alternatifs »). Il est couramment utilisé sans qu’il ait besoin d’être défini, ce qui pour l’Oxford Dictionnary prouve bien qu’il est désormais largement compris – alors qu’il était encore relativement nouveau en début d’année 2016.

Le mot « post-truth » (tout comme la « post-vérité ») comprend cependant quelques aspects qui, s’ils sont bien compris inconsciemment, demandent cependant à être explicité. Ainsi, le « post- » n’a pas ici une simple valeur chronologique (après), mais porte l’idée que le concept évoqué est devenu sans importance ou pertinence. C’est un sens que l’on retrouve dans le concept anglo-saxon de post-race, par exemple.

À noter que le (disons-le) génial comédien américain Stephen Colbert, qui a pendant des années incarné satiriquement un personnage de conservateur machiavélo-idiot, avait dès 2005 inventé un mot qui désignait un peu la même idée : « Truthiness », qu’il avait défini comme une vérité dont le caractère avéré repose sur le fait que la personne a envie que ce soit vrai, et non sur une base factuelle (on se demande bien pourquoi il a jugé utile d’inventer un tel mot pour parler de politique).

En bonus, voici les autres mots considérés par l’Oxford Dictionnary :

le mot de l'anne est post verite, explique l'agence de communication Nostromo

Pour Nostromo, agence de communication, il ne faut pas tant utiliser il faut.

Quand il faut y aller, allons-y

Pour Nostromo, agence de communication, il ne faut pas tant utiliser il faut.

 

Il y a quelques temps, nous vous fait part du désamour où est tombé, à l’agence de communication Nostromo, le verbe permettre. Cette semaine, nous nous attaquons à un autre coupable de la communication facile (de façon générale, il faut bien se dire que le premier jet de quoique ce soit est rarement le meilleur) : le verbe falloir, sous sa forme omniprésente d’il faut (et ses diverses conjugaisons).

Par exemple, la parenthèse précédente gagne en brièveté et en force en la réécrivant ainsi : « de façon générale, le premier jet de quoique ce soit est rarement le meilleur. »

Le problème, ceci dit, est différent de celui qui se pose pour le verbe permettre, qui souffre (pour résumer) d’avoir un sens précis mais qui affaiblit la force du propos qui l’utilise. Pour le verbe falloir, c’est presque l’inverse : le sens en est clair et fort, mais il a fini par regrouper tellement de nuances différentes qu’il est devenu omniprésent, et appauvrit le discours quand il est utilisé avec excès. Si l’on regarde sa définition dans le Larousse, voici ce qu’on nous propose :

  • Il faut quelque chose, quelqu’un (à quelqu’un), quelque chose, quelqu’un est nécessaire à quelqu’un ou pour telle ou telle destination, intervention, etc. : Il faut du repos à votre père. Il me faut un collaborateur.
  • Il faut + infinitif, il faut que + subjonctif, indique l’obligation, la nécessité, le caractère inévitable ; équivaut à devoir et l’infinitif : Il faut que tout soit prêt dans une heure. Il fallut partir : le train arrivait.
  • Il faut que + subjonctif, il faut + infinitif, indique la conjecture, l’hypothèse nécessaire dans la logique du raisonnement : Il faut qu’il soit bien malade pour ne pas venir. Il faut être stupide pour penser cela.
  • Il faut + infinitif, il est bon, utile de faire telle chose (ironique) : Il faut l’entendre raconter ses exploits !
  • Encore faut-il que + subjonctif, mais il est cependant nécessaire que.
  • Faut-il, fallait-il + infinitif, que + subjonctif, exprime l’étonnement, l’indignation : Faut-il qu’il soit bête pour n’avoir pas compris !
  • (Il) faut voir, exprime l’admiration, l’étonnement ou le scepticisme : Il faut voir comme il lui a répondu.
  • (Il) faut vous dire que + indicatif, sert d’introduction à un récit parlé, à un commérage, etc.
  • Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre (voir) !, indique la surprise indignée devant telle ou telle assertion, action.

La question qui se pose, du coup, est de savoir pourquoi ne pas utiliser, pour exprimer ces différentes nuances, des locutions différentes (la réponse est simple : oui, utilisons-les ! Quelques suggestions : devoir, nécessiter, redevoir, agir… ou reformuler la phrase entière.)

Si les constats que nous avions posé dans notre précédente colonne sur le temps de disponibilité des lecteurs et la nécessité d’une écriture synthétique, concise et précise restent vrais, cela ne veut pas dire pour autant que le recours à une langue trop facile est excusable. Il faut est, en un sens, un peu comme un couteau suisse : il fait beaucoup de choses, mais il ne fait aucune d’entre elle à la perfection. Et c’est bien là son problème.

L'agence de communication Nostromo vous résume les points saillant de la réforme de l'orthographe

Et revoilà la réforme de l’orthographe

Ça devient presque une habitude. Pour la n-ième fois depuis son lancement, en 1990, la réforme visant à la simplification de l’orthographe refait son apparition sur le devant de la scène. Pour pourvoir suivre en toute connaissance de cause les débats qui agitent les médias et les réseaux sociaux (qui sont notamment montés à la défense de l’accent circonflexe), l’agence de communication Nostromo vous présente les points saillants de cette réforme qui n’en finit pas d’être appliquée (ou pas, on n’est pas très sûr). De notre côté, il faut bien confesser que tout cela nous laisse plutôt froid ; même si c’est une question d’habitude, nous ne sommes pas capables de lire sans frémir le mot “nénufar”.

 

L'agence de communication Nostromo vous résume les points saillant de la réforme de l'orthographe

 

L'agence de communication Nostromo vous propose une selection de premieres phrases de romans pour demontrer l'efficacite du choix des mots

L’importance des premiers mots

L'agence de communication Nostromo vous propose une selection de premieres phrases de romans pour demontrer l'efficacite du choix des mots

Bon, il y en a beaucoup d’autres, mais on ne pouvait pas toutes les citer… (L’attrape-coeur, J.D. Salinger)

 

Nous insistons souvent chez Nostromo, en tant qu’agence de communication, sur l’importance des mots. Bien choisis, bien utilisés, bien pesés, ils font toute la différence entre une communication ratée et une réussie. Pour se rappeler qu’il en suffit parfois de peu pour installer un univers entier, nous vous proposons une sélection de 12 premières phrases et débuts de romans célèbres, qui encapsulent aussi bien l’univers du livre que le style de la narration.

  1. « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. »
    Marcel Proust, Du côté de chez Swann
  1. «Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.»
    Albert Camus, L’étranger
  1. «La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide.»
    Louis Aragon, Aurélien
  1. «Doukipudonktan, se demanda Gabriel excédé.»
    Raymond Queneau, Zazie dans le métro
  1. «Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger: c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.»
    J.R.R. Tolkien, Bilbo le Hobbit
  1. «C’est fini. La plage de Big Sur est vide, et je demeure couché sur le sable, à l’endroit même où je suis tombé.»
    Romain Gary, La Promesse de l’aube
  1. «On avait sûrement calomnié Joseph K., car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin.»
    Franz Kafka, Le Procès
  1. «Le sentier longeait la falaise. Il était bordé de calamines en fleur et de brouillouses un peu passées dont les pétales noircis jonchaient le sol. Des insectes pointus avaient creusé le sol de mille petits trous; sous les pieds, c’était comme de l’éponge morte de froid.»
    Boris Vian, L’Arrache-cœur
  1. « Résumé des épisodes précédents : au commencement, l’univers fut créé. Cela mécontenta beaucoup de monde, et fut largement considéré comme une mauvaise idée. »
    Douglas Adams, le restaurant à la fin de l’univers
  1. « C’était un plaisir de brûler. »
    Ray Bradbury, Fahrenheit 451
  1. « Lolita, lumière de ma vie, feu dans mes reins. Mon péché, mon âme. »
    Vladimir Nabokov, Lollita
  1. « C’était le meilleur des temps, c’était le pire des temps, c’était l’âge de la sagesse, c’était l’âge de la bêtise, c’était l’époque de la croyance, c’était l’époque de l’incrédulité, c’était la saison de la Lumière, c’était la saison de l’Obscurité, c’était le printemps de l’espoir, c’était l’hiver du désespoir, nous avions tout devant nous, nous n’avions rien devant nous, nous étions tous partis vers le paradis, nous étions tous partis dans le sens opposé – pour faire court, la période était jusque-là tout comme la période actuelle, en ce sens que quelques-unes de ses autorités les plus bruyantes insistaient qu’elle soit comparée seulement en employant des superlatifs, que ce soit pour ses qualités ou pour ses défauts. »
    Charles Dickens, Un conte de deux cités

 

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