Les bases du content marketing

Les termes “content marketing” sont maintenant devenus courant, au point qu’on ne le définit plus vraiment. Pourtant, la notion est encore relativement récente ; aussi avons-nous jugé utile, chez l’agence de communication Nostromo, de lister les aspects fondamentaux de la pratique. Car ce n’est qu’en connaissant les essentiels que vous pourrez vraiment rentrer dans une planification précise et une optimisation de votre gestion.

Bonne lecture !

 

Nostromo est une agence de communication digitale et papier, fondée en 2001, Nostromo est expert en communication d’entreprise, communication institutionnelle, communication interne et communication externe.

L'agence de communication se penche sur nos verveaux a l'heure du digital

Internet a changé notre cerveau

Nous savons tous qu’Internet a modifié profondément nos modes de vie, sur presque tous les plans : sociaux, relationnels, commerciaux, par rapport au travail… Chez l’agence de communication Nostromo, nous faisons face tous les jours aux évolutions importantes du métier depuis sa digitalisation. La transformation numérique est un changement socioéconomique majeur, et les entreprises, qui ont un train de retard par rapport au grand public, s’adaptent comme elles peuvent.

Mais des nouvelles – et fascinantes – recherches démontrent que le changement n’est pas que dans les structures sociétales : il se produit à l’intérieur de nous, dans notre biologie – plus précisément dans le cerveau. Tous les utilisateurs de smartphones vous le diront : ils ne se souviennent plus d’aucun (ou presque) numéro de téléphone. Alors, sommes-nous tous en train de devenir des mous du bulbe, amnésiques, incapables de fonctionner sans nos cerveaux annexes, l’Internet et les smartphones (oui, nous grossissons le trait…) ?

L'agence de communication se penche sur nos verveaux a l'heure du digital

On ne le réalise peut-être pas, mais d’un certain point de vue, nous sommes déjà tous des cyborgs…

Les chercheurs se sont penchés sur l’impact profond de la technologie sur l’apprentissage et sur la mémoire, et il est vrai que certaines études parmi les premières réalisées suggéraient que notre dépendance digitale nous mène à une sorte d’ « amnésie numérique ». Mais en fait, des études plus récentes tendent à faire penser qu’il se passe quelque chose de beaucoup plus fascinant : notre cerveau est en fait en train de s’adapter à nos nouveaux modes de fonctionnement. Ce n’est pas de l’amnésie : c’est de l’optimisation de la mémoire.

En faisant effectuer un travail similaire à deux groupes, mais en disant à l’un que le travail allait être sauvegardé et à l’autre qu’il n’allait pas l’être, les chercheurs ont pu noter une vraie différence de mémorisation : ceux qui pensaient que leur travail n’allait pas être sauvegardé n’avaient, pour ainsi dire, pas appuyé sur le bouton enregistrement. Dans une deuxième expérience, les chercheurs se sont aperçus que les cobayes se souvenaient mieux d’où était rangé l’information (un sous-dossier) plutôt que de l’information elle-même.

Autrement dit – c’est la conclusion vers laquelle les chercheurs semblent se diriger – notre cerveau change ses modes de fonctionnement, profitant du fait qu’il a à disposition une mémoire externe commune. L’important devient alors de savoir comment trouver l’information, plutôt que la mémoriser directement. Quelques expériences suggèrent que cette nouvelle façon de mémoriser « libère de l’espace » (pour utiliser une métaphore profondément incorrecte) ; mais en tout cas, vue sous cet angle, l’arrivée d’Internet est en fait comparable à celle de l’écriture, qui avait eu un effet similaire sur la tradition orale. Alors arrêtez de culpabiliser parce que vous ne connaissez plus le numéro de Tante Josie, et utilisez allègrement votre portable !

Selon Nostromo, agence de communication, les anglicismes sont a eviter

Les anglicismes, à savourer avec modération

L'agence de communication Nostromo a une volonte affirmee d'eliminier autant que possible les anglicismes

 

Nous avons sciemment dans ce texte utilisé certains anglicismes, à la fois pour démontrer à quel point la pratique est répandue, mais aussi comme jeu : arriverez-vous à tous les repérer ?

 

Une des conséquences de la montée en puissance d’Internet et des technologies numériques est une omniprésence de l’anglais dans le vocabulaire des nouvelles technologies : Cloud computing, Big Data, Saas (acronyme de Software as a service), likes, retweet… Bref, la liste est longue, et nous nous devons de la maîtriser chez Nostromo, en tant qu’agence de communication. Mais on peut comprendre son origine : toutes ces innovations proviennent la plupart du temps des Etats-Unis. Et même quand ce n’est pas le cas, les nouveautés sont bien souvent baptisées de noms à consonance british, parce que l’anglais est devenu de fait la lingua franca du monde de la recherche et de la globalisation.

En fait, ce n’est pas une tendance nouvelle. Avant la technologie, l’univers du marketing et de l’entreprise en général s’est fortement anglo-saxonnisé*, là encore sous l’influence de la mondialisation des économies et des échanges, dominée par les cultures anglophones. Et certains anglicismes sont complètement intégrés dans le vocabulaire quotidien : week-end, camping, best-seller, fans… Une traduction officielle existe pour certains d’entre eux, mais elles sont rarement utilisées, voire complètement ignorées (vacancelle, par exemple, est la traduction de week-end, et peu peuvent se targuer de l’avoir déjà lu avant ces lignes).

 

Les anglicismes pour lesquels il existe une traduction francaise sont a bannir, estime l'agence de communication Nostromo

Celui-là, n’hésitez pas à le bannir immédiatement de votre vocabulaire…

 

Mais cela ne veut pas dire qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Si, pour les mots cités plus haut, il est en un sens trop tard, ce n’est pas le cas pour la plupart de ces nouveaux vocables liés à la technologie et au management. Et ce n’est pas parce que leur usage est compréhensible qu’il doit pour autant être encouragé, surtout s’il existe déjà des mots français adaptés à l’usage. Meeting, reporting, streaming… Tous ont des équivalents. Et si ce n’est pas le cas, des traductions sont au besoin inventées (une base, France Termes, entretenue par le Ministère de la Culture, donne toutes les traductions parues au Journal Officiel). Si toutes ne sont pas des plus heureuses, elles ont au moins le mérite d’exister – et d’être françaises. Ce qui, dans la majorité des cas, les rend préférables lorsque l’on écrit en français. Cette position n’est pas à voir comme celle de réactionnaires ancrés dans leur défense du patrimoine français (les majuscules sont sous-entendues), mais comme celle d’amoureux de la langue comme expression d’une identité (un langage porte, dans sa syntaxe, sa construction et sa structure, une façon de voir le monde). Et puis, en plus, cela évitera d’avoir des oreilles écorchées par des prononciations bien hexagonales de certains de ces termes…

 

Selon Nostromo, agence de communication, les anglicismes sont a eviter

À ne pas confondre avec ceux qui travaillent dans la digitale, pour qui avoir certains appendices digitaux verts sont bien pratique (bon, d’accord, on arrête.)

 

En pratique, ces belles intentions sont difficiles à réaliser (en grande partie parce qu’une langue est une chose vivante, et donc par essence non aisément contrôlable). Une loi ne peut pas imposer un mot dans l’usage, car… c’est illégal**. Et donc, si l’on veut vraiment généraliser certains mots français à la place des anglicismes inutiles, il faut les utiliser… Et, idéalement, c’est aux médias et à la communication de montrer l’exemple. Ce qui est plus facile à dire qu’à faire. D’abord, parce que la montée des anglicismes est un cercle vicieux : plus ils sont employés, plus ils seront reconnus, plus ils deviendront le terme de référence, ce qui fera qu’ils seront encore plus employés, etc. Cela pourrait être enrayé par une adoption rapide d’une traduction française, mais c’est là qu’apparaît le deuxième problème : personne ne veut vraiment le faire. La loi Toubon avait essayé d’imposer le français sur toutes les publicités, ce qui était un effort louable, mais qui n’a pas fonctionné. Les traductions sont là, mais en général imprimées en tout petit. Et les publicitaires ont trouvé une faille de taille : l’obligation de traduction ne s’impose pas aux marques. Non seulement les marques l’ont bien compris, mais elles n’hésitent pas à l’utiliser. Comme l’anglais est considéré comme la langue des nouvelles technologies, son utilisation offre aux produits et aux services un verni de modernité et de hype. Du coup, on se retrouve avec, par exemple, Bouygues Télécom qui lance un service appelé B&You…

 

Autant dire que cela ne va pas être simple !

 

* Oui, c’est un néologisme…

** Le Conseil Constitutionnel autorise le libre emploi de mots étrangers. Il a déclaré dans une décision du 29 juillet 1994 que « [la liberté de communication et d’expression] implique le droit pour chacun de choisir les termes jugés par lui les mieux appropriés à l’expression de sa pensée; […] la langue française évolue, comme toute langue vivante, en intégrant dans le vocabulaire usuel des termes de diverses sources, qu’il s’agisse d’expressions issues de langues régionales, de vocables dits populaires ou de mots étrangers ».

L'agence de communication Nostromo partage son expertise en matiere d ecriture

Quelques conseils de stylistique (2/2)

L'agence de communication Nostromo partage son expertise en matiere d ecriture

 

La première partie est par là.

Nous continuons cette semaine nos conseils pour améliorer votre style écrit. Autant, la semaine dernière, nous avons décrit des démarches presque mécaniques (essayer divers synonymes pour trouver le mot juste, par exemple), autant cette semaine nous abordons des notions moins tangibles – mais tout aussi importantes – qui demandent une certaine expérience de l’écriture. C’est là que l’expérience d’une agence de communication comme Nostromo devient indispensable.

7. Fluidifier
C’est une notion qui reste vague, malgré son importance. En effet, un texte fluide porte son lecteur vers sa conclusion, l’emportant dans son mouvement, évitant ainsi que la lecture soit interrompue. Il est presque impossible de définit des critères objectifs qui établiraient un degré de fluidité d’un texte. Le meilleur test reste encore, une fois l’écriture achevée, de lire le tout à voix haute. Comment l’ensemble sonne-t-il à votre oreille (ou à celle de quelqu’un d’autre) ? Comment s’enchaînent les mots ? Est-ce qu’à la lecture, des obstacles ou des difficultés sont apparues ? Si c’est le cas, il vous faudra les aplanir.

8. Rythmer
Pour cela, faisons un test. Lisez attentivement les phrases suivantes. Elles semblent un peu monotones. Elles comptent toutes cinq mots. Cette régularité endort l’attention. Ce texte n’est pas intéressant…
Si les phrases courtes doivent être votre arme de prédilection, il faut varier les plaisirs pour ne pas endormir le lecteur. Alterner phrases courtes et longues, utiliser judicieusement la ponctuation, voire varier la longueur des mots : tous ces outils sont ç utiliser – avec une certaine modération – pour retenir l’attention du lecteur. Cela participe également à la fluidité du texte.

9. Donner de la vie
Là encore, il est difficile de donner des critères objectifs pour rendre un texte vivant. La fluidité et le rythme y participent, mais ces deux critères ne sont pas suffisant. Il s’agit par exemple d’adopter le point de vue narratif le plus adapté : l’auteur peut écrire comme s’il se parlait à lui-même, il peut s’interroger, il peut interpeller le lecteur… Le meilleur moyen pour étoffer son arsenal est encore de lire voracement !

10. Mettre en situation
Ce conseil peut sembler redondant avec le précédent. Pourtant, il s’agit bien de deux choses distinctes. La mise en situation renforce l’impression du lecteur d’être impliqué dans l’action, présent, et l’aide à imaginer la scène et le contexte. Par exemple, plutôt que de simplement dire qu’une voiture est belle, racée, etc., décrivez la réaction des passants quand ils la voient dans la rue.

11. Simplifier les figures de style
La langue française est riche en figures de styles, qui ont toutes leur utilité. Mais pour un texte destiné à une communication d’entreprise (externe comme interne), le but n’est pas de rivaliser de lyrisme avec Chateaubriand, mais d’arriver aux trois caractéristiques suivantes : la clarté, la brièveté et l’attractivité. Du coup, les figures de styles sont à utiliser avec parcimonie, ce qui aura en plus l’avantage de multiplier leur effet.

12. Éviter les clichés
« Elle montait les escaliers quatre à quatre » ; « son sang se glaça dans ses veines » ; « son sang ne fit qu’un tour » ; « il sauta de joie » ; « elle avait des yeux de braise » ; « son cœur battait la chamade » ; « il se tenait droit comme un I… »;  « le cœur sur la main »…
C’est le dernier conseil, mais ce n’est pas le moins important ! Les clichés peuvent être intéressants quand ils sont utilisés comme des clins d’œil ou pour des jeux de mots, mais il faut veiller à ne pas abuser du procédé, qui demande à ce que le résultat final soit très drôle – sinon, l’impression générale qui se dégage est celle de paresse. Et il n’y a rien de moins convaincant qu’un texte où, tous les trois mots, le lecteur se dit qu’il aurait pu faire mieux lui-même.

 

Maintenant, à vos plumes !

Nostromo, agence de communication, vous donne ses conseils pour ameliorer votere style ecrit

Quelques conseils de stylistique (1/2)

Nostromo, agence de communication, vous donne ses conseils pour ameliorer votere style ecrit

 

Pour continuer dans la thématique abordée la semaine dernière, nous avons décidé, chez Nostromo, de lister quelques outils et conseils pour améliorer la qualité de vos textes. Car il faut réaliser une chose : bien écrire est à la portée de tous – mais c’est chronophage (d’où l’intérêt de faire appel à des spécialistes, comme… nous). Nous ne parlons pas ici d’atteindre les hauteurs stylistiques de …………. (insérer ici le nom de votre auteur préféré), mais d’arriver aux trois caractéristiques essentielles à toute communication : la clarté, la brièveté et l’attractivité.

1. Lire
Le premier conseil est le plus simple : lisez. Variez les auteurs, variez les styles, variez les genre… La lecture sera votre source principale de vocabulaire, d’idées stylistiques et de traitement – l’inspiration est une technique parfaitement valable, surtout pour les communications internes, où la possibilité de faire des clins d’œil est beaucoup moins restreinte qu’en externe.

2. Rester simple
Une grosse partie du travail d’écriture consiste à éliminer le superflu. Ce n’est pas une tâche facile ; cela demande plusieurs relectures successives, pour arriver petit à petit à l’essentiel. Cela rendra le texte plus court, plus percutant et plus efficace. Un impératif d’autant plus contraignant qu’aujourd’hui, un style complexe apparaît le plus souvent comme obtus.

Un exemple (simple) : Ce chemin mène jusqu’à chez moi – Ce chemin mène chez moi

3. Trouver  le mot juste
La richesse de la langue française autorise une grande liberté dans le choix du vocabulaire. Mais tous les mots n’ont pas le même poids ni la même efficacité. Outre le sens propre du vocable, tous les sens connexes sont à prendre en compte. La seule solution pour être sûr d’avoir trouvé le bon terme est d’essayer les différents synonymes, et encore, ce n’est pas toujours suffisant – il faut parfois réécrire la phrase entière. Tout cela, encore, demande du temps.

Un exemple : le bruit du ruisseau berçait mes pensées – le murmure du ruisseau berçait mes pensées
Le mot murmure renforce l’utilisation du verbe bercer, tout en étant plus évocateur.

4. Éviter les répétitions
Et par cela, nous ne désignons pas que l’utilisation multiple d’un même mot de façon rapprochée. En effet, il existe plusieurs sortes de répétitions : redondances, pléonasmes, anaphores… Même si ces formulation peuvent avoir leur utilité stylistique (insister sur une caractéristique, renforcer une impression…), elles sont la plupart du temps inutiles.

Quelques exemples : un petit nain, monter en haut, jeune chaton, sortir dehors…

5. Éviter au maximum les verbes « faciles »
Par cette appelation étrange, nous voulons en fait désigner les verbes avoir, être, et leurs dérivés, comme il y a, etc. En un sens, cela rejoint les conseils 3 et 4 : votre texte gagnera en valeur si vous utilisez un verbe approprié à la place des auxilaires fourre-tout.

Un exemple : J’ai une superbe montre au poignet – je porte une superbe montre au poignet

6. Ne pas abuser des subordonnées
Là encore, ce conseil se rapproche d’un précédent, à savoir rester simple. Une subordonnée, bien que très pratique, alourdit souvent la phrase dans laquelle elle se trouve.

Un exemple : le manager m’a dit hier qu’il avait un client qui l’avait appelé pour se plaindre – le manager m’a dit hier qu’un client avait appelé pour se plaindre.

 

La suite la semaine prochaine !

Nostromo, agence de communication, veut passer de l'age de l'information a l'age du sens.

Plaidoyer pour passer de l’âge de l’information à l’âge du sens (2/2)

Nostromo, agence de communication, veut passer de l'age de l'information a l'age du sens.

Moins de mots, plus de sens.

Nous avons vu, la semaine dernière, que notre attachement à la notion d’information était peut-être déplacé, et qu’il pourrait être profitable de la faire évoluer vers les messages.

C’est pour ça que nous proposons de passer à l’âge du sens. De la même façon que pour la plupart des gens, utiliser un ordinateur n’implique que marginalement le fait de penser à l’électronique qui soutien le tout (sauf quand elle ne fonctionne plus), nous devrions pouvoir arriver à un stade où nous disposons et utilisons les messages en n’étant plus perturbé par le torrent de données. Par exemple, connaître les besoins du clients plutôt que trois milles informations sur lui.

Peut-être qu’en utilisant un autre mot, et en répétant que nous voulons aller vers l’âge du sens, nous arriverons à faire évoluer le système (c’est une technique qui a déjà marché de nombreuses fois par le passé, et pas uniquement dans le monde du marketing) et à le faire se concentrer sur les messages.

Il ne s’agit pas de limiter le flux d’information, ni de détruire ce qui a été construit. Au contraire, il s’agit de bâtir dessus. L’âge de l’Information est une étape obligée avant de pouvoir envisager l’âge du sens. Il s’agit de placer les données au bon endroit et de les traiter convenablement. Plus facile à dire qu’à faire, nous l’admettons sans soucis, surtout qu’il n’existe pas de modèle unique. Après tout, Brian est peut-être suspendu aux aventures culinaires de Kevin, et pour lui, le message a du sens. Mais la tâche de donner du sens au déluge revient au médias et aux acteurs du web (c’est-à-dire tout le monde, en fait, mais les professionnels sont censés donner l’exemple), qui devraient donc fatalement trier plutôt que de simplement relayer. Et surtout, de mettre les informations en contexte (source, etc.) : après tout, c’est leur rôle…

Pour les entreprises, se tourner vers le sens peut prendre plusieurs formes. De façon technique, cela peut vouloir dire se tourner vers des services de Big Data, dont l’ambition est de dégager des messages utiles de l’amas de données à leur disposition. Sur un autre plan, elle peut diriger vers un style de communication très factuel, ou très engagé, mais maîtrisé et pensé. Il n’y a pas une recette unique.

Et peut-être, à titre personnel, faut-il envisager de créer moins de gifs de chats dans des positions plus ou moins humiliantes. On gagnerait peut-être un peu de temps…

Nostromo, agence de communication, veut passer de l'age de l'information a l'age du sens.

Allez, un dernier pour la route…

Nostromo, agence de communication, veut passer de l'age de l'information a l'age du sens.

Plaidoyer pour passer de l’âge de l’information à l’âge du sens (1/2)

l'age du sens devrait prendre la place de l'age de l'information, estime l'agence de communication Nostromo

Trop d’information tue l’information…

Depuis l’avènement du web, l’Humanité est, selon le consensus général, entrée dans l’ère de l’Information (la nouvelle a fortement réjoui les agences de communication, dont Nostromo). En l’occurrence, le choix du terme – avisé semblait-il à l’époque – s’avère peu judicieux. En effet, avec la tendance à l’excès qui nous caractérise, nous avons poussé la métaphore un peu loin (un problème courant dans l’histoire de l’humanité). Tout est devenu quantifié, pensé en terme d’information : l’argent, les gens, la mécanique quantique, la génétique, même l’univers. Et comme nous sommes dans l’ère de l’information, nous voulons la collecter et la quantifier, et nous le faisons de façon trop indiscriminée.

Car le problème est que l’information, si on regarde bien sa définition, se trouve être un terme malheureusement au sens trop large. Un accord entre l’Iran et le reste du monde, c’est une information qui a une portée géopolitique importante. Un tweet de Kevin sur son burger est aussi une information, mais peut-être moins intéressante que la première (du moins pour le public en général). Le fait que tel électron ait un spin positif à l’instant t est aussi une information, et tout le monde (ou presque) s’en fout comme de sa première chemise.

De fait, une idée importante se dégage : la valeur d’une information dépend de son contexte (l’émetteur, le destinataire, le médium, le pourquoi, pour citer les principaux éléments). Et cette valeur, c’est le message. Par exemple, si le spin de l’électron évoqué ci-dessus était le résultat d’une expérience dans un laboratoire (contexte), il pourrait bien changer le monde… D’une certaine façon, son message n’est plus simplement « spin positif », mais « nous venons de démontrer que la théorie X était fausse ! »

Nostromo, agence de communication, veut passer de l'age de l'information a l'age du sens.

(Rire machiavélique)

Allons un peu plus loin. La même « information » peut avoir plusieurs « messages » en même temps selon les contextes. Par exemple, l’unité par excellence aujourd’hui de l’information est le bit, puisque c’est sous cette forme qu’elle est stockée sur les disques durs des serveurs de Google à travers le monde (on exagère à peine). Dans une chanson encodée en mp3, les premières notes du morceau sont, ultimement, codée comme des bits (les fameux 1 et 0) : par exemple, 10011. Pour le lecteur, cela se traduit ultimement par « fait vibrer les enceintes de cette façon ». Mais maintenant, imaginons que quelqu’un a écrit un programme pour prendre ces 6 bits, en tirer leur valeur décimale (ici 19), et passer à la 19ème chanson de la playlist (pas très utile, mais bon). Même bits, donc – pourrait-on penser – même information, mais pas du tout le même message.

Ne serait-il pas plus intelligent de se concentrer sur le deuxième, plutôt que sur la première ?

 

La suite la semaine prochaine…

Gerer l'urgence sans sacrifier la strategie n'est pas une tache facile pour les directeurs de communication, explique l'agence de communication Nostromo

Gérer l’urgence sans sacrifier la stratégie (2/2)

Gerer l'urgence sans sacrifier la strategie n'est pas une tache facile pour les directeurs de communication, explique l'agence de communication Nostromo

Vous pouvez lire la première partie ici.

 

Confrontés à la nécessité de passer au digital sans pour autant en avoir les moyens, les directeurs de communication doivent s’adapter – et adapter leur façon de faire. L’élargissement des équipes (en se concentrant sur des spécialistes des domaines visés, par exemple les réseaux sociaux) est une solution, mais souvent (et malheureusement) les budgets ne permettent qu’un nombre réduit d’embauches – et recruter un seul spécialiste pour le digital ne suffira pas, compte tenu de la multitude des tâches à accomplir. Et, comme nous l’avons déjà évoqué par le passé, on ne confie pas ses outils digitaux à des stagiaires. De fait, externaliser reste la meilleure solution. Mais il faut le faire de façon efficace.

C’est là que le recours à un partenaire externe, comme Nostromo, plutôt que des prestataires extérieurs, peut changer la donne – particulièrement s’il possède lui-même de multiples expertises. Ayant les compétences et les moyens humains, il peut prendre en charge les tâches chronophages et laisser le dircom établir et réaliser la stratégie digitale. Il peut également prodiguer des conseils sur la stratégie, former les collaborateurs…. Plutôt que d’être contraint à s’occuper de l’urgence et du quotidien, le directeur de la communication peut choisir de s’en occuper ou non – et donc disposer du temps nécessaire (et des expertises) pour élaborer sa stratégie.

Le mieux, c’est d’arriver à nouer avec son partenaire des relations durables. Dans ce cas, c’est exactement comme si le département communication disposait d’une équipe « volante », capable d’apporter les moyens nécessaires là ou c’est nécessaire, quand c’est nécessaire. Après tout, les départements informatiques utilisent de plus en plus le Saas (Software as a Service, logiciel comme un service, c’est à dire à la demande) ; pourquoi est-ce que les départements communication ne pourraient pas bénéficier des mêmes avantages avec ce qu’on pourrait appeler le Paas (Prestations as a Service) ?

 

Nostromo, agence de communication, propose une solution au dilemne pose par la digitalisation sans moyens

Gérer l’urgence sans sacrifier la stratégie (1/2)

Nostromo, agence de communication, propose une solution au dilemne pose par la digitalisation sans moyens

La vie d’un directeur de la communication n’est pas facile en ce moment. Deux tendances fortes sont en train de bouleverser son métier : le passage au digital, et la stagnation voire le rétrécissement des budgets (nous les connaissons bien, elles nous affectent également chez Nostromo – nous sommes, après tout, une agence de communication).

La combinaison est d’autant plus problématique que la digitalisation est un vaste chantier : elle demande de construire une stratégie cohérente sur plusieurs canaux, de maîtriser des outils et des modes de communication nouveaux et en évolution constante – ce qui suppose des formations, du recrutement… Compte tenu du rôle essentiel de la communication à l’ère du tout-information – communiquer, c’est par définition transmettre des informations -, le passage au numérique doit faire l’objet d’une réflexion stratégique de fond.

Le problème, c’est que les moyens manquent. Les résultats du premier baromètre Sciences po Alumni / BCG (Boston Consulting Group) sont parlants. Si 73 % des professionnels sondés estiment que leur fonction deviendra plus stratégique qu’opérationnelle, 23 % seulement trouvent régulièrement du temps pour élaborer une stratégie. La raison est simple : 54 % déclarent passer la majorité de leur temps à traiter des tâches urgentes et imprévues – en partie parce que (toujours d’après le baromètre), les trois quarts des équipes sont constituées de moins de quinze personnes. De fait, un peu plus d’un tiers ne dépasse pas un effectif de 5.

Comment dans ces cas-là mener à bien sa transformation digitale ? Car il ne faut pas se tromper : la question n’est plus de savoir s’il faut se transformer ou non, la question est maintenant de savoir comment et avec quelle rapidité.

 

La suite la semaine prochaine !

L'agence de communication Nostromo examine les exces de la communication politique

Quand la communication politique dérape

Récemment, le maire de Bézier s’est fait remarquer pour deux magnifiques affiches qui ont créé une certaine polémique. La première montre fièrement le nouvel « ami » de la police municipale, à savoir un pistolet automatique.

L'agence de communication Nostromo examine les exces de la communication politique

En général, ce sont les psychopates qui, dans les films, appellent leurs armes leurs amies.

Suite à l’esclandre publique, le maire a réitéré avec cette deuxième version :

la communication politique se radicalise imperceptiblement, estime Nostromo, agence de communication

Notons que la formulation est suffisament ambigüe : les milliers d’amis, ce sont les flingues, ou les votants ? Et ont-ils votés pour l’affiche, ou pour le fait d’équiper la police de semi-automatiques ?

Depuis, la polémique semble s’être calmée, sans plus de vagues que cela. Mais ces affiches sont symptomatiques d’une escalade progressive dans la communication politique. Depuis l’arrivée des réseaux sociaux, une nouvelle communication a vu le jour : ni officielle, ni « off », mais un peu entre les deux, plus offensive et plus personnelle. Le fameux tweet de Valérie Trierweiler en était un exemple. Petit à petit, encouragés par le succès de ce ton moins diplomatiques, les politiques relâchent un peu leur diplomatie. Faut-il pour autant craindre l’arrivée de publicités comme on peut en voir régulièrement aux Etats-Unis ? Ces « attack ads » – littéralement publicité d’attaque – vont loin, très loin, comme en témoigne les vidéos ci-dessous.

En France, et dans d’autres pays, il existe encore, heureusement, des remparts légaux contre de tels excès. Mais ces protections ne concernent que les médias classiques, ce qui laisse ouvert aux politiques d’aujourd’hui un immense terrain de jeu : internet. Les Anglais s’en sont d’ailleurs déjà aperçu. Youtube a vu arriver un certain nombre de spots publicitaires qui, sans être forcément très agressifs, partageaient un même point commun : elles ont été financées par les partis politiques – alors que les messages financés par les partis sont interdits sur la radio et la télévision -, et qui du coup ont pu bénéficier de tous les avantages associés à la diffusion sur le net, notamment le ciblage précis du public. Un précédent dangereux, qui pourrait bien agiter nos prochaines élections.

Pour changer un peu de ton, et se distraire, un autre retour en arrière en terme de communication politique est celui effectué par les équipes du président Poutine. Ses photos torse nu, volant avec des oiseaux en ULM, chassant le tigre, et tant d’autres – devenues pour la plupart des memes – témoignent d’une communication basique sur le thème de l’homme viril et fort. Un classique. Là où les choses atteignent des nouveaxu sommets, c’est lorsque des jeunes Russes (en général à poitrine généreuse) en tenues plus ou moins révélatrices affirment leur dévotion au président (qui a rappelons-le plus de 60 ans), soit en lui faisant un gâteau, en déchirant leur T-shirt, ou en organisant, une séance de nettoyage de voiture (uniquement de marque russe, hein).

Rien de mieux que des filles en bikini pour montrer qu'on est un homme viril...

Et non, ce n’est pas une blague…

Enfin, pour terminer notre plongée dans le grand guignolesque, voici pour le plaisir une autre compilations de campagnes américaines particulièrement étranges, plus nos favorites : l’Oncle Sam pervers contre Obamacare. Bons cauchemars !