De la créativité

La position est, de fait, très bien trouvée...

La position est, de fait, très bien trouvée…

Comme nous sommes une agence de communication, nous devons souvent, chez Nostromo, trouver des idées. Du coup, forcément, nous avons eu le temps de penser à ce qui motive la créativité, qui est ce que les Anglais appellent une fickle mistress – une maîtresse joueuse.

Quiconque a déjà essayé d’écrire un texte (tout le monde, en fait, à l’école) a déjà connu les affres de la page blanche. Comment provoquer la naissance d’une idée, et plus complexe encore, d’une idée valable (la distinction est importante ?) Le sujet est régulièrement traité dans les médias, diverses études scientifiques sont menées, et les conclusions sont toujours les mêmes : c’est un mélange de différentes idées, cela met du temps à mûrir, l’inspiration est soudaine, enfin bref, on ne sait pas trop. Lorsqu’on leur pose la question, ce qui est inévitable dans toutes interview, les écrivains ont plutôt tendance à décrire un travail de mineur de fond – il faut attaquer tous les jours, régulièrement, même quand rien ne vient, mais persévérer – qu’à évoquer l’image du poète allongé le long du lac. Et, d’un autre côté, tout le monde est familier avec le souvenir d’avoir eu juste avant de dormir l’Idée – géniale, évidemment, d’où la majuscule – dont évidemment rien ne reste le lendemain matin.

De fait, il n’y a pas contradiction entre les deux descriptions ci-dessus. Pour l’avoir pratiqué, nous pouvons témoigner que l’Idée existe, et qu’effectivement elle a tendance à arriver au moment où l’on s’y attend le moins (parfois même durant la réunion programmée pour la trouver, ce qui est toujours un peu perturbant), mais qu’elle est toujours nourrie par un processus subconscient de traitement de données – celles accumulées pendant les heures de recherche infructueuse. C’est notamment pour cette raison que, pour designer un site web, faire appel à un professionnel donne souvent des résultats meilleurs que de laisser un néophyte s’en charger : ayant l’expérience du terrain, son subconscient est déjà bien rempli et a déjà fait le tri dans les bonnes et les mauvaises données (par exemple, Comic Sans ne sera jamais dans ses préconisations de police de caractères).

Cela ne veut pas dire que quelqu’un ne peut pas avoir une idée brillante dans un domaine dans lequel il n’est pas nécessairement qualifié*, même si dans ce cas le passage à la pratique est considérablement plus difficile ; mais la proportions entre les bonnes et les mauvaises est meilleure chez les professionnels.

 

* : une explication à cela vient du fait que les idées viennent sous plusieurs formes : certaines sont pratiques, certaines sont plus centrées sur des principes, et ces dernières sont plus facilement transposables. On pourrait encore évoquer les idées fortuites (qui sont plus nombreuses que ce que l’on pourrait croire), où quelqu’un a oublié quelque chose, ou s’est trompé dans l’utilisation de quelque chose, mais comme celles-ci sont difficilement contrôlables…

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