Faut-il repenser la publicité sur les réseaux sociaux ? (2/2)

L'agence de communication Nostromo examine la question de savoir s'il faut repenser la publicite sur les reseaux sociaux

Une partie du problème vient du fait que les internautes en sont venus à considérer leurs pages sociales comme des espaces certes à la frontière du public et du privé, mais qui restent encore leur propriété, si l’on peut dire. Comment concilier cette notion d’espace privé avec une activité par essence intrusive ? Les réseaux sociaux eux-mêmes fournissent une autre partie de la réponse, en implémentant par eux-mêmes des réglages qui permettent aux utilisateurs de limiter un tant soit peu le partage d’informations. Que les marques proposent elles-mêmes un tel système volontaire de partage des données n’est pas une solution viable : on voit ce que cela a donnée avec les newsletters diverses, qui finissent en général à la corbeille ou classifiées en spam.

Deux options semblent de fait être envisageable à court terme : transformer littéralement un utilisateur de réseau social en un ambassadeur de marque, en implémentant un système de récompenses pour le nombre de fois où il la promeut, de façon directe ou indirecte. C’est un procédé déjà abondamment utilisé par les jeux sur réseaux sociaux, type Facebook : tout le monde a déjà reçu des invitations à jouer à X ou Y, lancée principalement parce que cela permet à l’envoyeur de débloquer quelque chose dans sa propre partie.

La deuxième option, plus cynique mais probablement plus réaliste, est que dans sa forme actuelle, la publicité sur les réseaux sociaux n’a pas besoin d’être révolutionnée, juste améliorée graduellement. Les sites types Amazon et la Fnac le prouvent tous les jours : leurs algorithmes proposant des nouveaux achats possibles en fonction de ceux passés atteignent un degré de pertinence impressionnant, au fur et à mesure qu’ils disposent de plus de données. Cela peut être pareil pour la publicité sur les réseaux sociaux. Car la perception, évoquée plus haut, selon laquelle les utilisateurs sont propriétaires de leur page est malheureusement complètement fausse : comme le veux la formule, « le produit, c’est vous ! » Il faut bien que quelqu’un finance les activités de Facebook et autres, qui proposent gratuitement un service que nombre de personnes jugent aujourd’hui indispensable. En un sens, se plaindre de la publicité sur les réseaux sociaux gratuits, c’est un peu comme recevoir un cadeau qu’on utilise tous les jours et se plaindre qu’il a une étiquette qu’on ne trouve pas jolie.

Vous pouvez lire la première partie ici.

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