Le merveilleux business des bébés (2/2)

l'agence de communication Nostromo s'interesse au marche des bebes

Première partie par là.

Racket, le mot peut sembler fort. Mais c’est là qu’on en revient à la raison qui nous a poussé, chez Nostromo, à nous intéresser à la communication et au marché autour du bébé, comme évoqué dans la première partie : la réalisation par l’un d’entre nous, futur parent, qu’il était possible de trouver des scooters d’occasion moins cher que des poussettes neuves, qui chiffrent facilement plus de 1000 euros.

Il existe certes des produits plus ou moins haut de gamme, couvrant une large gamme de prix, mais – pour reprendre l’exemple de la poussette – il faut au moins débourser 300 euros pour un modèle neuf. Et c’est pareil pour tous les accessoires « indispensables », dont la liste semble s’allonger d’année en année : gigoteuse, lit (bon, d’accord, lui, il est vraiment indispensable), écoute-bébé, bavoir, thermomètre, bain, couches, poubelle, crème, brosse… Il faut dire qu’avec une clientèle de fait captive – ces achats ne sont pas le fruit d’une impulsion : ils répondent à un besoin précis, et sont considéré par le client comme de nécessité –, les industriels du milieu bénéficient d’un marché presque idéal. De plus, tous les produits sont adaptés à l’enfant d’une façon ou d’une autre – ne serait-ce que par la taille -, et donc il faut que les futurs parents se procurent toute la liste (plus ou moins quelques préférences personnelles). Internet étant ce qu’il est, il existe de nombreux blogs destinés uniquement aux tests, évaluations, trucs-et-astuces…

Du coup, la communication autour des produits pour bébés n’a pas beaucoup changé sur le fond : le message principal reste c’est le meilleur pour votre bébé, et comme vous êtes des bons parents c’est ce qu’il vous faut, avec des variations sur la santé, le confort, le développement, la vue, le transit, enfin presque tout y passe, accompagné de bambins souriants et de parents épanouis, et le sous-entendu permanent que si vous ne le faites pas, vous êtes des mauvais parents.

Cependant, les professionnels sont confrontés, depuis l’arrivée d’Internet, à un défi inédit. Par exemple, pour les distributeurs, l’arrivée des géants du e-commerce a été plutôt une mauvaise nouvelle. Mais surtout, embryonnaire auparavant, le marché secondaire a explosé grâce au le web. Même le Bon Coin, dont ce n’était pourtant pas la destination première, a un espace entier dédié aux affaires pour enfant. C’est en effet le seul défaut de ce marché : les produits ont une durée de vie largement supérieure à leur utilisation effective, plus particulièrement les vêtements, qui pour certains ne sont portés qu’un mois ou deux. Si, auparavant, la transmission était surtout familiale ou amicale, maintenant, la revente est de plus en plus fréquente. En d’autres termes, le marché est devenu beaucoup plus concurrentiel. Cela qui veut dire qu’il va falloir adapter sa communication en conséquence : affiner son discours, vendre plus ses produits, et cibler des clientèles précises.

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