Le native advertising : le publireportage 2.0 (2/2)

Le native advertising, la nouvelle tendance de la publicite sur internet, est analysee par Nostromo, agence de communicationimage © sharethought.com

Vous pouver lire la première partie ici.

Les premiers à avoir exploré cette nouvelle forme de communication sont les marquées liées au sports extrêmes, l’exemple typique étant Red Bull. L’idée est, pour ces marques, de défendre un univers auquel on veut faire adhérer le client, plutôt que de lui vanter un produit spécifiquement. Mais malgré le ton décidément non traditionnel des vidéos, les marques ne se cachaient pas spécialement. Devant le succès rencontré, la pratique a intéressé les autres entreprises, surtout la presse, qui cherche désespérément des ressources pour survivre, et souffre de l’inefficacité des bannières et autres pop-ups

Mais l’arrivée de ce type de contenu dans la presse numérique soulève un certain nombre de problèmes. . C’est là où les choses se sont compliquées : en reprenant complètement les codes de présentation du site web, en étant – à quelques détails près – indiscernable des vrais articles, le native advertising crée une confusion qui nuit à son efficacité. Par exemple, le placement produit, interdit en France à la télévision par le CSA est autorisée sur le web ; une marque peut placer un « reportage » mettant en scène ses produits. Et du coup, entre vrai reportage, vrai reportage sponsorisé, faux reportage, l’internaute ne sait plus où donner de la tête. Malgré un discours rassurant des professionnels du secteur, des études montrent que la distinction n’est pas si évidente. Cela, à long terme, pourrait nuire à la crédibilité des médias en ligne, qui n’ont pas besoin de ça.

La pratique est donc à manier avec précaution. Si l’idée en elle-même n’est pas répréhensible, la pratique, elle, peut l’être. Les entreprises ont une légitimité à s’exprimer sur beaucoup de sujets, et les vidéos d’experts telles que pratiquées sur XXXXX sont une excellente opportunité de travailler son image, tout comme le mécénat ; mais elle n’ont pas forcément à faire du journalisme.

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