Le vrai esprit de Noël

Noel est avant tout une celebration de la vie, estime Nostromo, agence de communication

Non, cela n’a rien à voir avec lui – même si le verre donne un indice.

En cette période de fête et de mercantilisme débridé, il est bon de prendre un peu de recul – une habitude saine que nous essayons de cultiver chez Nostromo, en tant qu’agence de communication intelligente – et de se distancier un peu de la cacophonie de Noël… pour se souvenir de ce qui fait toute la particularité de cette fête. Autant le préciser tout de suite : l’objet de cette article n’est pas de trancher le sempiternel débat entre les tenants du “Noël célèbre la naissance de Jésus” et “Noël n’est que la reprise de fêtes païennes diverses”. Non, l’idée est d’orienter la rélfexion différemment.

Il est vrai cependant que l’humanité n’a pas attendu l’arrivée du Nazaréen pour célébrer de façon joyeuse le solstice d’hiver – soit, en fait, l’arrivée de l’hiver. Et pour comprendre à quel point cette attitude est paradoxale, il faut se souvenir que pendant plusieurs millénaires, dans l’hémisphère Nord, l’hiver représentait trois mois de froid, d’obscurité et d’isolation pendant lequel les décès n’étaient pas rares. Il est difficile pour nous, aujourd’hui, de vraiment comprendre cette terrifiante réalité, tellement le chemin parcouru a été rapide durant le siècle dernier. Mais dans un univers où l’on ne pouvait pas bénéficier de ressources alimentaires mondialisées et d’une médecine autre que basique, des réserves de nourritures insuffisantes et des maisons mal isolées pouvaient signifier que grand-père, ou le petit dernier, etc., n’allait pas passer l’hiver. D’où, d’ailleurs, l’expression.

Ces considérations peuvent sembler extrêmement pessimistes, mais il faut bien saisir que c’est cela qui a donné naissance à Noël et aux autres fêtes du solstice d’hiver. Et en ce sens, ces diverses célébrations sont admirables. Elles témoignent de l’extraordinaire résilience de l’humanité : confrontée à la perspective très réelle de la perte potentielle de proches, sa réaction est d’allumer en grand les lumières, de tuer le veau gras (en plus cela évite d’avoir à le nourir pendant les mois de disette), de s’offrir des petits objets inutiles pour se faire plaisir, bref, de célébrer le fait qu’on est encore vivant. Noël est un peu l’acte de résistance ultime de l’homme confronté à un monde hostile : rien ne pousse, il fait un froid à geler les pierre, qui sait qui sera encore vivant au printemps… Mais avant d’y plonger, on va, une dernière fois, voir l’ensemble de sa famille, danser et chanter, et faire bombance.

Alors cette année, autour de la table familiale, souvenez-vous que Noël, c’est bien plus que des cadeaux, bien plus qu’une obligation sociale ou religieuse : c’est avant tout une célébration de sa famille, du chemin parcouru, et du fait qu’on est encore en vie.

Bonnes fêtes à tous !

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