Les fotes d’orthagraf se multiplient, et c’est pluto inkiétan (2/2)

Tout le monde aujourd'hui laisse passer des fautes d'orthographe, selon l'agence de communication NostromoCommuniqué de 2011 de la Présidence de la République, corrigé à l’époque par l’Express.

Si, comme pour tout problème de société, il est difficile – et complètement simplificateur – de dégager une cause unique , il est tout de même possible d’en repérer quelques unes parmi les principales.

La première – et nous assumons complètement chez Nostromo le qualificatif de « vieux réac » qui ne manquerait pas de nous être collé par une partie de la population, celle qui (heureusement ? malheureusement ?) ne lira pas cet article de blog alors qu’elle en tirerait le plus de bénéfices – est la montée du langage SMS, qui habitue petit à petit tout un chacun à lire des phrases orthographiées avec l’approximation utilisée dans le titre de notre petit pamphlet (et encore, nous avons dû nous faire violence, et le résultat final pâlit devant ce que certains sont capables d’envoyer par les ondes).

La généralisation de Twitter a encore amplifié le mouvement, l’efficacité primant sur la forme. Après tout, Kan et Quand se « comprennent pareil », et l’un utilise 2 caractères de moins ; sur un total de 140, c’est loin d’être négligeable (ça permet de caser un smiley en plus, par exemple). En élargissant encore un peu le point de vue, internet, et sa manie de l’immédiateté, n’aide pas à résoudre le problème : relire un texte plusieurs fois attentivement prend du temps que les autres participants à la course au scoop et au clic ne vont pas nécessairement prendre. Donc on court le risque d’être sérieux, mais en retard.

Tout cela peut éventuellement excuser (et encore) un certain laxisme chez les particuliers, mais en revanche cela n’absout absolument pas les journaux et entreprises. A la limite, la publicité bénéficie d’un passe-droit (accordé non sans maugréer) : reprendre les codes de communication de la cible est l’une des règle de base du métier, et aujourd’hui, le langage est mal orthographié. Soit.

Heureusement, internet, comme souvent, apporte un remède en même temps que la maladie. Il s’agit des correcteurs d’orthographe en ligne, qui s’ajoutent à ceux disponible sur les logiciels de traitement de texte. Il ne faut pas croire à la panacée – cela ne corrigera pas toutes les fautes, la grammaire française étant bourrée jusqu’à la gueule d’exceptions incongrues -, mais cela éliminera au moins les plus embarrassantes. Et pour les autres, et bien, il n’y a pas de secret : il faut relire…

Il faut cependant souligner que, même à la grande époque du journalisme (i.e. quand ils avaient les moyens de payer leurs salariés et des correcteurs), plus un texte est long, plus il y a de chance qu’une ou deux fautes passent à travers les mailles du filet (autrement appelé les cinq relectures successives). Il est en effet de difficile de lire un texte en se concentrant uniquement sur l’orthographe et non sur le sens ; le deuxième a souvent tendance à passer au premier plan, et du coup, l’attention apportée à la grammaire et à la syntaxe diminue. C’est la raison pour laquelle correcteur est un vrai métier, avec une vraie valeur ajoutée.

Vous pouvez lire la première partie de l’article ici.

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