Quelques conseils de stylistique (1/2)

Nostromo, agence de communication, vous donne ses conseils pour ameliorer votere style ecrit

 

Pour continuer dans la thématique abordée la semaine dernière, nous avons décidé, chez Nostromo, de lister quelques outils et conseils pour améliorer la qualité de vos textes. Car il faut réaliser une chose : bien écrire est à la portée de tous – mais c’est chronophage (d’où l’intérêt de faire appel à des spécialistes, comme… nous). Nous ne parlons pas ici d’atteindre les hauteurs stylistiques de …………. (insérer ici le nom de votre auteur préféré), mais d’arriver aux trois caractéristiques essentielles à toute communication : la clarté, la brièveté et l’attractivité.

1. Lire
Le premier conseil est le plus simple : lisez. Variez les auteurs, variez les styles, variez les genre… La lecture sera votre source principale de vocabulaire, d’idées stylistiques et de traitement – l’inspiration est une technique parfaitement valable, surtout pour les communications internes, où la possibilité de faire des clins d’œil est beaucoup moins restreinte qu’en externe.

2. Rester simple
Une grosse partie du travail d’écriture consiste à éliminer le superflu. Ce n’est pas une tâche facile ; cela demande plusieurs relectures successives, pour arriver petit à petit à l’essentiel. Cela rendra le texte plus court, plus percutant et plus efficace. Un impératif d’autant plus contraignant qu’aujourd’hui, un style complexe apparaît le plus souvent comme obtus.

Un exemple (simple) : Ce chemin mène jusqu’à chez moi – Ce chemin mène chez moi

3. Trouver  le mot juste
La richesse de la langue française autorise une grande liberté dans le choix du vocabulaire. Mais tous les mots n’ont pas le même poids ni la même efficacité. Outre le sens propre du vocable, tous les sens connexes sont à prendre en compte. La seule solution pour être sûr d’avoir trouvé le bon terme est d’essayer les différents synonymes, et encore, ce n’est pas toujours suffisant – il faut parfois réécrire la phrase entière. Tout cela, encore, demande du temps.

Un exemple : le bruit du ruisseau berçait mes pensées – le murmure du ruisseau berçait mes pensées
Le mot murmure renforce l’utilisation du verbe bercer, tout en étant plus évocateur.

4. Éviter les répétitions
Et par cela, nous ne désignons pas que l’utilisation multiple d’un même mot de façon rapprochée. En effet, il existe plusieurs sortes de répétitions : redondances, pléonasmes, anaphores… Même si ces formulation peuvent avoir leur utilité stylistique (insister sur une caractéristique, renforcer une impression…), elles sont la plupart du temps inutiles.

Quelques exemples : un petit nain, monter en haut, jeune chaton, sortir dehors…

5. Éviter au maximum les verbes « faciles »
Par cette appelation étrange, nous voulons en fait désigner les verbes avoir, être, et leurs dérivés, comme il y a, etc. En un sens, cela rejoint les conseils 3 et 4 : votre texte gagnera en valeur si vous utilisez un verbe approprié à la place des auxilaires fourre-tout.

Un exemple : J’ai une superbe montre au poignet – je porte une superbe montre au poignet

6. Ne pas abuser des subordonnées
Là encore, ce conseil se rapproche d’un précédent, à savoir rester simple. Une subordonnée, bien que très pratique, alourdit souvent la phrase dans laquelle elle se trouve.

Un exemple : le manager m’a dit hier qu’il avait un client qui l’avait appelé pour se plaindre – le manager m’a dit hier qu’un client avait appelé pour se plaindre.

 

La suite la semaine prochaine !

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